Skikda accueille une journée d’information sur l’Institut National de Criminalistique et de Criminologie de la Gendarmerie nationale

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Le siège de la cour de justice  de Skikda a été, ce dimanche matin à 10h, le théâtre d’une journée d’information dédiée à la présentation de l’Institut National de Criminalistique et de Criminologie (INCC) de la Gendarmerie nationale, ainsi que de son annexe régionale située à Constantine.

L’événement, organisé par la cour de justice de Skikda, en collaboration avec le Groupement territorial de la Gendarmerie nationale, a vu la participation de nombreuses personnalités institutionnelles, sécuritaires et judiciaires dont le wali de Skikda. Cette journée a permis de mettre en lumière le rôle stratégique de l’INCC dans le renforcement des enquêtes judiciaires et criminelles. L’institut, bras scientifique de la Gendarmerie nationale, est spécialisé dans la collecte, l’analyse et l’interprétation des preuves matérielles au service de la justice. Parmi les domaines d’intervention évoqués lors des présentations : la scène de crime, la balistique, la toxicologie, les empreintes digitales et génétiques, la cybercriminalité ou encore la psychologie criminelle. L’INCC se positionne ainsi comme un acteur central de la vérité judiciaire, s’appuyant sur des technologies de pointe et un personnel hautement qualifié. Les échanges ont également mis en avant l’importance de la formation continue, la coopération entre les institutions judiciaires et sécuritaires, et la nécessité de sensibiliser le public et les professionnels du droit aux évolutions constantes de la criminalistique moderne.

 

Une tribune pour les attentes citoyennes

En marge de l’événement, plusieurs citoyens ont profité de la visibilité offerte par les réseaux sociaux pour interpeller les autorités locales sur des problématiques urgentes, notamment celle des habitants du quartier Mohamed Zendouh (Sonatrach) à Filfila, confrontés depuis les années 1980 à la dégradation avancée de leurs logements, contenant de l’amiante cancérigène. Malgré une instruction ministérielle ordonnant leur relogement, les habitants dénoncent l’inaction persistante et appellent le wali à intervenir sans délai. Les nombreux témoignages font état d’un nombre croissant de décès liés au cancer, de chutes d’immeubles, et d’un sentiment d’abandon qui ne cesse de grandir. Ce cri d’alerte rappelle que la justice sociale et environnementale est indissociable de la justice pénale – et que la sécurité humaine passe aussi par un habitat digne et sain. La journée s’est conclue par une salve de remerciements à l’adresse des forces de sécurité et du système judiciaire algérien, salués pour leur engagement, leur professionnalisme et leur rôle fondamental dans la stabilité nationale. Dans l’Algérie d’aujourd’hui – celle qui se veut résolument tournée vers la transparence, la rigueur institutionnelle et le service du citoyen – les institutions de sécurité et de justice apparaissent comme les garantes de la cohésion sociale, mais aussi comme les moteurs de la transformation vers une société plus juste et plus sûre.

Par Mohamed Tahar Aissani

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