Hassan Shehata est une légende absolue du football africain, l’homme qui a mené les « Pharaons » d’Égypte à un triplé historique et inégalé en Coupe d’Afrique des Nations (2006, 2008, 2010). Si l’annonce de son décès est confirmée en ce mois de janvier 2026, c’est un séisme pour le monde du sport. Voici un hommage à ce qu’il représente. Architecte de l’Âge d’Or Égyptien, Hassan Shehata n’était pas seulement un entraîneur, il était le symbole de la suprématie technique africaine. À une époque où beaucoup de sélections cherchaient des techniciens européens, il a prouvé qu’une expertise locale pouvait dominer le continent. Personne avant lui, et personne depuis, n’a réussi à remporter trois CAN consécutives. Il a installé l’Égypte sur le toit de l’Afrique pendant près de six ans. Le style « Shehata » a su mélanger la discipline tactique et le « beau jeu » égyptien, s’appuyant sur des légendes comme Mohamed Aboutrika, Ahmed Hassan ou Essam El-Hadary. Leader respecté, Il était connu pour son autorité naturelle et sa capacité à transformer ses joueurs en véritables guerriers.
Son lien particulier avec l’Algérie
Pour nous, son nom reste indissociable des duels épiques entre l’Algérie et l’Égypte, notamment les qualifications pour le Mondial 2010. Bien qu’il ait été l’adversaire le plus redoutable des Verts à cette époque, il a toujours imposé un immense respect par sa compétence et sa dignité sur le banc. Si le football africain pleure aujourd’hui son départ, il laisse derrière lui un record mondial formalisé par ses trois titres consécutifs qui restent gravés dans l’histoire de la FIFA. Il est une fierté pour les entraîneurs locaux. Il a ouvert la voie à des coachs en prouvant que l’Afrique pouvait gagner avec ses propres enfants comme l’ont fait les algériens avec Makhloufi, Kermali, Saadane, Belmadi et bien d’autres. avant eux. C’est une page immense du football qui se tourne avec la disparition de cette icone africaine du Football.
