Sahara Occidental:br>Washington désamorce la propagande de Rabat et confirme le face-à-face Maroc-Polisario

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Dans un exercice de clarification diplomatique qui sonne comme un camouflet pour la stratégie de communication du Palais royal, Massad Boulos, conseiller spécial du président américain Donald Trump, a rétabli la vérité sur la nature du conflit au Sahara occidental. En désignant explicitement le Maroc et le Front Polisario comme les deux seuls belligérants directs, l’émissaire américain a méthodiquement déconstruit l’édifice de désinformation que Rabat tente d’imposer sur la scène internationale. Cette mise au point intervient alors que l’appareil médiatique marocain s’était lancé, au lendemain des discussions tenues à Madrid les 8 et 9 février 2026, dans une manœuvre de diversion grossière. L’objectif de cette manipulation était de faire croire à une participation de l’Algérie en tant que «partie prenante» au conflit, tentant ainsi de ressusciter le format obsolète des «tables rondes» qu’Alger a toujours légitimement rejeté. Cette tentative de discréditer la position algérienne visait à transformer une question de décolonisation entre un occupant et un mouvement de libération en un prétendu différend régional bilatéral. Pourtant, les déclarations de Massad Boulos à la chaîne DW ne laissent place à aucune ambiguïté : le conseiller a insisté sur le fait que les détails des pourparlers appartiennent prioritairement aux «belligérants concernés, principalement le Maroc et les Sahraouis». En reléguant l’Algérie et la Mauritanie à leur rôle naturel de pays voisins «concernés d’une manière ou d’une autre», Washington confirme que le statut d’Alger à Madrid n’était que celui d’observateur. Cette réalité, corroborée par des sources proches du dossier, souligne que le Maroc négocie bel et bien directement avec le Front Polisario sous l’égide de l’ONU et des États-Unis, loin de la mise en scène médiatique orchestrée par les relais de Rabat. Malgré les gesticulations de la diplomatie marocaine pour masquer ses négociations directes avec les représentants sahraouis, la clarté de la position américaine rappelle que ce conflit de 50 ans nécessite du temps et du pragmatisme plutôt que des campagnes de calomnies. En échouant à piéger l’Algérie dans une rhétorique de confrontation qu’elle refuse, le Maroc se retrouve confronté à la réalité qu’il redoute le plus : un dialogue frontal avec le Front Polisario, unique représentant du peuple sahraoui, validant ainsi la doctrine algérienne de soutien au droit à l’autodétermination.

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