Energie:
La carte du gaz de schiste algérien n’est pas exclue

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L’Algérie dispose de réserves très importantes dans son sous-sol saharien de gaz de schiste. Notre pays est le quatrième réservoir mondial de cette énergie considérée comme fossile. À un certain moment le ministère de l’énergie considérait que nos réserves en pétrole avaient une durée de vie rétrécie et qu’à l’horizon 2030 nous n’exporterons plus une goutte de pétrole à l’extérieur et que nous serons en difficulté pour alimenter le marché intérieur, l’idée de recourir à l’extraction du gaz de schiste comme le font aujourd’hui les États-Unis devenus premiers producteurs de cette énergie et premiers exportateurs au niveau mondial, était devenue une possibilité hautement envisageable. Entre temps il y eut la pandémie du Covid entraînant un ralentissement de l’économie mondiale et on n’en reparla plus d’autant que la question du réchauffement climatique revenait sur le tapis et que la dernière COP 26 a entériné officiellement l’abandon au cours des prochaines 50 années de toutes les énergies fossiles. La guerre entre la Russie et l’Ukraine a changé complètement la donne. Les sanctions prises par l’occident contre la Russie incluent l’abandon progressif de la dépendance au pétrole et gaz russe et leur remplacement par les hydrocarbures américains, norvégiens, saoudiens qataris et algériens. L’Algérie vient donc en quatrième position en tant que fournisseur. Cependant notre pays a un atout que les autres pays n’ont pas, la proximité géographique et la possibilité de réaliser d’autres gazoducs traversant le Sahara algérien vers les rives sud européennes plus rapidement surtout si l’Algérie augmentait ses capacités de liquéfaction de son gaz naturel qu’elle fournit au demeurant à l’Espagne et à la France mais à de faibles proportions. Ce ne sera pas suffisant si l’Algérie estime qu’elle pourra approvisionner tout le continent européen à l’est de la Russie et devenir ainsi, en l’espace de quelques années un des plus grands producteurs mondiaux d’hydrocarbures, rivalisant avec ceux qu’on désigne aujourd’hui comme les géants. Si Alger décide de rouvrir le dossier de l’exploration du gaz de schiste la prospérité de notre pays sera égale ou même dépassera celle de l’Arabie Saoudite. Le jeu ne vaut-il pas la chandelle ?

 

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