L’Algérie loyale, plus que jamais:
Les relations entre la Russie renforcées

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Ramtane Lamamra et Serguei Lavrov ont eu un long entretien auquel a assisté le chef du conseil de sécurité russe. L’ordre du jour concerne le renforcement de la coopération multiforme entre les deux pays. Bien sûr on a parlé de la guerre en Ukraine et le chef de notre diplomatie a pris note de ce qu’a lui a dit son homologue. Comment interpréter une telle visite à l’heure où l’occident et à sa tête les États-Unis s’acharnent sur le président russe et l’accusent d’être un criminel de guerre.

Ce n’est évidemment pas ce que pensent les Algériens, peuple et État. Les deux sont sur la même longueur d’onde. Les deux pensent que la Russie en intervenant en Ukraine était dans son droit et qu’à ce titre elle devait mettre un terme aux manœuvres occidentales qui poussaient les ukrainiens à se rapprocher de l’Europe des 27 dans le but d’isoler davantage la Russie en repoussant ce pays vers des limites territoriales qui feraient de cette grande puissance une proie facile pour l’OTAN qui l’encerclerait davantage. Cette stratégie occidentale avait commencé lorsque les pions de l’occident s’étaient emparés du pouvoir politique en chassant tous les hommes politiques qui voulaient un rapprochement avec Moscou. Ceux qui prirent leur place sont en fait des marionnettes des États-Unis et en tant que tels ils commencèrent par « ukrainiser » de force toute la partie orientale de l’Ukraine dont le Donbass peuplé majoritairement de russophones comme ils l’avaient fait auparavant avec la Crimée, cette presqu’ile qui a toujours fait partie intégrante de la Russie. Ceux que les ukrainiens désignent sous le terme de séparatistes sont en fait des habitants d’une région qui refusaient toute assimilation ukrainienne. Lorsqu’ils prirent les armes pour défendre leurs idées et leur identité l’armée ukrainienne les bombardait sans relâche et cela a duré huit années causant plus de pertes chez les « séparatistes » que chez les ukrainiens qui étaient en fait les seuls envahisseurs. Pendant ce temps l’occident laissait faire et les médias occidentaux n’en parlaient que rarement et lorsqu’ils le faisaient le tort était toujours du côté des séparatistes alors que c’étaient eux les victimes.Les crimes de guerre dont on parle abondamment aujourd’hui et qu’on impute sans aucune preuve tangible aux russes avaient commencé en fait avec les ukrainiens dans le Donbass. Lorsqu’en 2014 Vladimir Poutine sonna la fin de cette comédie grotesque en annexant la Crimée. L’occident cria à l’anathème et les premières sanctions économiques avaient commencé à être infligées à la Russie. Lorsque le président russe accepta un compromis avec les dirigeants de Kiev, ces derniers violèrent en permanence leurs engagements et le cessez le feu précaire instauré a toujours été violé par l’armée ukrainienne qui poussait les séparatistes à céder davantage de terrain. La situation était inacceptable pour les Russes et c’est pour cette raison que Vladimir Poutine comprenant que Kiev ne comprenait que le langage de la force il employa alors celle-ci et il savait quelles seraient les conséquences pour la Russie. Mais raisonnablement pouvait-il faire autrement ? Avec son action il a mis en lumière toute la perfidie de l’occident et l’ennemi de toujours que sont les États-Unis. Ce qui parait aujourd’hui comme un isolement de la Russie n’en est pas un. Au contraire la géopolitique est aujourd’hui plus claire que jamais. Il y a d’un côté les Américains et leurs alliés européens et de l’autre la Russie plus tournée que jamais vers l’Asie et les pays qui ne veulent plus devenir les marionnettes de l’impérialisme américain qui a toujours voulu dominer toute la planète sauf qu’aujourd’hui il a compris qu’il lui faudra combattre des adversaires redoutables que sont la Russie et la Chine laquelle attend,elle aussi son tour pour reprendre ce qu’elle a toujours revendiqué comme faisant partie de son territoire. La partie qui se joue actuellement dans cette Europe plus que jamais divisée car la description qu’elle donnait d’elle, celle de l’Oural à l’Atlantique est à présent effacée. Cela ne concerne ni l’Afrique, ni l’Asie ni le continent sud-américain, victime lui aussi de l’influence des États-Unis qui font et défont les pouvoirs politiques qui leur semblent ne pas partager leurs idées impérialistes. Un jour où l’autre cette guerre en Ukraine va cesser et les grands perdants seront les européens qui ont suivi aveuglément les Américains. Ces derniers s’en tireront toujours et engrangeront d’immenses profits comme cela avait été le cas lorsqu’ils s’emparèrent économiquement de l’Europe de l’ouest avec leur plan Marshall. Quant à nous Algériens nous avons toujours évité tous les pièges qui nous ont été tendus et nous nous en tirons bien. C’est peut-être pour cela que les Américains et une partie des européens ne nous aiment pas mais peu importe !

 

 

 

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