De nombreuses localités enclavées du nord de Mila n’entendaient pas, par le passé, l’appel du muezzin annonciateur de l’heure de la rupture du jeûne. Les appels des muezzins étant encore entonnés sans amplificateurs de la voix. Aussi avait-on créé un artifice lumineux pour avertir les habitants de ces régions de l’heure du f’tour. Cet artifice, appelé El Machaâl, est l’œuvre d’un enseignant de Coran de la région de Fedj El Kharoub, dans la commune de Sidi Merouane, le défunt cheikh Kechichou Mohammed, en l’occurrence. Cette pratique remonte à l’année 1964, quand des habitants des localités de Makhenache, de Tadra et de Salyana, étaient venus rencontrer le Cheikh Kechichou dans sa salle de cours et lui demander de leur annoncer l’heure du f’tour par un signal lumineux, en lui expliquant qu’ils n’entendaient pas l’appel à la prière du Maghren à cause de l’éloignement et des obstacles naturels. Et depuis le Ramadhan de cette année-là, le pieu imam n’a cessé de rendre ses services à ces habitants, en allumant, à l’heure du f’tour, une torche de paille et de branchettes devant sa maison située sur une élévation dominant tout Sidi Merouane et de vastes parties des communes de Grarem-Gouga et de Chigara. À sa mort en 1981, Djamel Eddine, son fils ainé, le rallia dans cette tâche, perpétuant l’œuvre de bienfaisance paternelle. Consulté par nos soins sur cette tradition perpétuée par sa famille, Djamel Eddine, 75 ans, nous dira : « Avant Ramadan de l’année 1964, des hommes de Makhenache et de Tadrar étaient venus trouver mon père, alors enseignant de Coran, et lui avaient demandé de les avertir du moment du ftour au moyen d’un flambeau ou d’une torche, car ils n’entendaient pas l’appel du muezzin. C’est comme ça qu’El machaâl est né. Après la disparition de mon père en 1981, je l’ai relayé dans cette tache jusqu’en 2015. Aujourd’hui, El machaâl n’a plus sa raison d’être, les régions de Makhenache et Tadrar étant maintenant à la portée du chant de plusieurs muezzins à la fois ». Selon son frère cadet, Mokhtar, la cinquantaine, la famille des Kechicho a voulu dissuader Djamel Eddine en lui demandant de continuer d’allumer le flambeau, ne serait-ce que pour sa symbolique, mais celui-ci a été catégorique. « Toute chose a une fin. Personne ne rompra aujourd’hui sa journée de jeûne en regardant El machaâl », rapporte Mokhtar. Une réponse, du reste bien fondée, qui met fin à une tradition qui a duré plus d’un demi-siècle. Rappelons que par le passé, les enfants des régions enclavées en question guettaient le flambeau et répercutaient la nouvelle de son allumage dans les hameaux en entonnant des chants dès qu’ils apercevaient la flamme sur la colline de Fedj El Kharoub. Ils disaient : « El machaâl s’est allumé ! Que les jeûneurs déjeunent ! » Ces joyeux gazouillements d’enfants ont également disparu aujourd’hui.
Les associations culturelles célèbrent le 16 Avril
La journée du Savoir coïncidant avec la date du 16 avril de chaque année a été célébrée, ce samedi, par une pléiade d’associations activant dans le champ culturel à Mila, à l’image de Mila Takra, la Ligue des activités scientifiques et technologiques et le Conseil consultatif de la commune de Mila. Les trois entités de la société civile ont organisé, à la maison de jeunes Ladraâ Mohammed de la ville, une compétition intellectuelle entre des écoles primaires de la commune chef-lieu de Wilaya. Ont pris part à ces joutes culturelles trois écoles primaires de la ville, à savoir les écoles Hayat Echabab, Saidani Ali et MecheriMekki. Selon Bensalah Sami, vice-président de l’association Mila Takra, la compétition a porté sur les contenus des programmes scolaires et elle s’est soldée par la victoire des élèves de l’école Hayat Echabab. La manifestation s’est déroulée en la présence du chargé du Mouvement associatif au niveau du cabinet du Wali et des responsables de la DJS, de l’APW et de l’APC de Mila.
Sidi Merouane (Mila)
Un nouveau maire installé à la tête de la commune
La commune de Sidi Merouane, à une dizaine de kilomètres au nord du chef-lieu de Wilaya, a un nouveau maire à partir de ce samedi 16 avril. Il s’agit de M. Lyes Boutouatou. Il succède au P-APC Messaoud Bouarioua, élu sur la liste RND, lors des élections locales du 27 novembre dernier. Le nouveau locataire de l’hôtel de ville, Lyes Boutouatou, a été élu, ce samedi, par la majorité des 18 élus composant l’Assemblée populaire communale de Sidi Merouane et installé dans ses nouvelles fonctions par le chef de daïra de Sidi Merouane. Son prédécesseur, M.Bouarioua, ancien commissaire de police, a démissionné de son poste pour des raisons liées essentiellement à son état de santé, selon la déclaration qu’il a faite à AUJOURD’HUI, le weekend passé.
