Secteur de la Santé publique à Mila:
Des insuffisances tous azimuts

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Malgré les réalisations louables concrétisées ces dernières années, de nombreuses lacunes subsistent dans le secteur de la Santé. Elles concernent aussi bien l’état physique des structures que les équipements et les personnels. La commission de la Santé, de l’Hygiène et de la Protection de l’Environnement de l’APW tire la sonnette d’alarme au sujet d’un certain nombre d’insuffisances relevées par ses membres lors des sorties d’inspection qu’ils ont effectuées sur le terrain, durant les mois de février et mars de cette année. En effet, ladite commission, conduite par le docteur en pharmacie Amar Kechoud, a effectué, durant les deux mois passés des visites d’inspection aux structures sanitaires implantées au niveau des 13 dairas que compte la Wilaya de Mila. Elle a relevé l’existence d’une multitude d’anomalies et de dysfonctionnements qui continuent de fausser le bon fonctionnement du service public assuré par ces structures. Ces carences ont été portées à la connaissance du premier magistrat de la Wilaya et de la DSP ce mardi 19 avril, à l’occasion de la 2ème journée de la première session ordinaire de l’APW. Le rapporteur de ladite commission a fait un tour d’horizon sur la réalité du secteur et énuméré ce qu’il croit être des insuffisances à prendre en charge dans les plus brefs délais, en s’arrêtant sur la faiblesse des capacités d’accueil de certains services hospitaliers, l’inadaptation de certaines structures aux missions qu’elles remplissent et l’état des personnels et des équipements médicaux disponibles. Au total, pas moins de 36 anomalies ont été soulevées par les inspecteurs de la commission de l’APW ; des anomalies formulées sous la forme de recommandations à la fin de leur rapport. Entre autres, la commission de l’APW recommande aux responsables du secteur sanitaire la construction d’un service des urgences dans l’enceinte de l’hôpital Maghlaoua de la ville de Mila et l’élargissement du service des maladies internes et sa dotation de deux ailes d’hospitalisation, l’une pour Femmes et l’autre pour Hommes, d’une capacité d’accueil de 40 lits chacune. Cet EPH doit avoir son centre de chimiothérapie, préconise-t-on, et une unité de préparation des différentes thérapies chimiques. Les auteurs du rapport de l’APW recommandent, en outre, l’équipement de cet hôpital, ainsi que les hôpitaux de Ferdjioua et de Oued Athmania d’un scanner IRM, l’inscription d’un hôpital de 60 lits pour les zones enclavées de Zaraza et Tassala, ainsi que l’équipement en appareils d’hémodialyse des EPH Mohammed Madahi (Ferdjioua), Houari Boumediène (Chelghoum Laid) et Les Frères Maghlaoui (Mila). Les membres de la commission de l’APW déplorent, d’autre part, l’absentéisme et le non-respect des heures de travail très répandu parmi les personnels du secteur, en appelant les responsables à effectuer plus fréquemment des visites inopinées dans les structures du secteur et de sévir contre les employés défaillants. En plus bref, le manque d’eau, de climatisation, d’ambulances équipées, ainsi que l’insuffisance des praticiens spécialistes et d’agents de sécurité dans certains hôpitaux et polycliniques de la région, sont quelques autres défaillances relevées par la commission de l’APW qui appelle, dans la conclusion de son rapport, à la conjugaison de tous les efforts afin de porter le secteur au diapason des attentes de la population et l’extirper de la déplorable situation qui est la sienne actuellement.

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