Lors de l’entretien accordé aux médias nationaux publics et privés samedi dernier, le président de la république a déclaré son intention de réactiver ses grandes ambitions pour la jeunesse. Il a, par ce fait, annoncé l’installation, au plus tard dans un mois, d’un conseil supérieur de la jeunesse qui travaillera, sans relâche, sur une plus grande implication des jeunes dans tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle du pays.
Le chef de l’État a rappelé que son programme sur lequel il a été élu est prioritairement axé sur la jeunesse du pays et qu’il fera tout pour que cette promesse soit tenue. Il a en outre insisté sur le fait qu’il a été le candidat de la société civile et non d’un parti ou d’une coalition partisane. Une manière de dire qu’il ne doit la victoire de son élection de fin 2019 qu’au seul vote populaire. S’étant ainsi affranchi de toute pression Abdelmadjid Tebboune veut passer à la vitesse supérieure et celle-ci vise principalement les jeunes. En accordant une allocation chômage qui a été en partie distribuée dès le 28 mars dernier et qu’il compte augmenter en début de l’année prochaine il donne un signal fort à toute une partie de cette jeunesse désemparée qui n’avait d’autre choix que de choisir la route de l’exil dans des conditions véritablement cauchemardesques. Néanmoins pour le président de la république l’allocation chômage n’est pas une solution pérenne car elle ne permet pas aux jeunes d’évoluer dans la vie active, autrement dit trouver un emploi et avancer dans la vie. D’où ce complément à cette loi sur l’allocation chômage votée sur la nécessité absolue d’aider par le biais de la formation professionnelle et l’apprentissage tous ces jeunes qui ont quitté l’école et les collèges plus tôt que prévu en leur apprenant un métier qui leur permettront d’évoluer professionnellement dans la vie active. Pour le président de la république aucun jeune de ce pays ne doit rester sur le carreau. Le chef de l’État a bien sur rappelé l’effort fourni par le gouvernement pour le développement des Start-up dont le nombre ne cesse d’augmenter. Il a aussi mis en exergue les facilités accordées par l’État pour cette frange des jeunes qui ont choisi l’entrepreneuriat en accompagnant grâce à de nouveaux mécanismes d’orientation et de conseil ces jeunes dans le choix de leurs projets. Insistant sur la perspective d’une croissance améliorée dans les mois à venir, le chef de l’État se montre confiant quant à l’embauche de milliers de jeunes universitaires diplômés dans des filières nouvelles qui prennent de plus en plus d’extension comme le marketing et la communication, jusqu’ici perçues comme des parents pauvres de l’emploi.
