Energie:
Un enjeu décisif pour l’Algérie

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Pétrole et gaz

C’est à présent et plus que jamais que l’Algérie doit redoubler d’effort pour augmenter sa production gazière et pétrolière. Hier le Sahara Blend algérien affichait un record du prix de vente, 114 dollars le baril. Cet or noir est particulièrement apprécié par l’industrie aéronautique mondiale. Concernant le gaz naturel c’est une autre paire de manche. Le journal économique « Financial Times » pense que l’Algérie aurait raté le coche en prenant du retard dans le domaine de l’exploration et à cause de l’éloignement des investisseurs étrangers rebutés par la règle 51/49%.

De nombreux experts dans ce domaine pensent que non. Certes cela était le cas avant la guerre en Ukraine mais plus maintenant ,donc cette fameuse règle n’est plus un obstacle pour ces potentiel investisseurs car disent ces experts il vaut mieux accepter 49%  que d’aller chercher le gaz dans des pays éloignés où la facture du transport et la transformation en gaz liquéfié serait plus coûteuse qu’un achat direct en Algérie pays plus proche du continent européen et qui dispose déjà sur place des infrastructures GNL même si celles-ci ne peuvent pas répondre à une demande potentiellement forte émanant principalement des pays européens. C’est pour cela que des experts dans le domaine de l’énergie recommandent à l’Algérie d’offrir aux investisseurs européens une forme de partenariat gagnant-gagnant, autrement dit 50/50 à condition toutefois d’investir dans l’exploration de nouveaux gisements gaziers qui existent et de participer à la réalisation de nouveaux gazoducs et d’infrastructures de transformation du gaz brut en gaz liquide venant s’ajouter en parallèle à l’usine GNL d’Arzew. Un projet ambitieux qui ne prendrait pas nécessairement un temps considérable si tout le monde s’y met. Pour nos experts nationaux Sonatrach, libérée de la tutelle oppressante du ministère de l’énergie doit impérativement passer à l’offensive. C’est le temps du marketing et non plus des décisions politiques. Le groupe public s’est déjà mis à l’œuvre en concluant avec le groupe italien ENI un contrat multiforme où approvisionnement, réalisation d’un autre gazoduc se juxtaposent. Un autre pays, la France qui reçoit du GNL algérien à Fos sur mer peut contribuer à la réalisation d’une importante usine de transformation du gaz naturel en gaz liquéfié en Algérie qu’elle pourra revendre à l’Allemagne pour alléger son énorme dépendance au gaz russe dont elle prévoit de ne plus acheter d’ici la fin de l’année 2023. Il y a un autre pays qui pourrait tirer profit de l’offre de Sonatrach, c’est l’Allemagne qui prévoit de prendre exemple sur ENI ou ENGIE.  Dans son rapport de perspective économique ce pays a inscrit notre pays en tête de liste avant le Qatar et la Norvège car l’Allemagne prévoit de réduire considérablement la dépendance occidentale du gaz russe pour une période allant jusqu’à fin 2023. Au final la fatalité des 8% consignée dans l’appréciation faite par le « Financial Times »d’approvisionnement en gaz naturel d’une partie du continent européen peut être surmontée et faire devenir l’Algérie un pays pivot dans le domaine de l’énergie notamment gazière. Tout dépend à présent des compétences de Sonatrach. Le groupe public qui avait montré jadis un dynamisme avéré, au point d’accéder au top 10 des grandes compagnies mondiales peut redorer son blason, lourdement affecté pendant des années par un système politique qui ne s’intéressait qu’à une rente éphémère qui avait conduit la plus grande entreprise d’Algérie au déclin.

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