Marché de l’automobile:
L’effondrement

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Les concessionnaires autos ou ce qu’il en reste car beaucoup d’entre eux ont déjà mis la clé sous le paillasson affichent grise mine et c’est le moins que l’on puisse dire. Les quelques vitrines en vitrine et il faut préciser qu’il n’y en a pas beaucoup attendent désespérément acheteur. De temps en temps un client vient se renseigner sur les prix de telle ou telle voiture achalandée en vitrine et lorsqu’on lui communique le prix, le client a le vertige et il tourne rapidement sur ses pas. Le préposé à la vente car il n’y en a qu’un, les autres à cause de l’immense crise que connait ce secteur ont tous été mis au chômage, non partiel, mais tout court, retourne derrière son bureau n’étant guère surpris de la réaction de ces clients qui quittent précipitamment la concession. Rares ou plutôt extrêmement rares sont ceux qui prennent malgré tout la décision d’acheter un véhicule neuf. Ceux-là affichent manifestement une aisance financière qui leur permet d’acheter un véhicule neuf qui avoisine le milliard de centimes, si ce n’est pas plus. Quant aux commandes de telle marque à portée des bourses élevées mais pas astronomiques, les concessionnaires en ont fait leur deuil depuis longtemps. Du côté du marché de l’occasion les pros de la vente au lieu de profiter de cette occasion inespérée de faire baisser leurs prix comme cela se fait partout dans le monde ont eux aussi haussé et de manière scandaleuse leurs prix à la vente. D’habitude les marchés hebdomadaires de l’occasion affichent complet. Ce n’est plus le cas. Les clients ou plutôt les gens viennent prospecter plutôt qu’acheter car les prix proposés sont étourdissants. Entre l’année passée et celle qui est en cours il faut compter débourser pour acheter une voiture d’occasion ayant deux ou trois ans d’âge une cinquantaine de millions de centimes pour des voitures de marque répandue comme la Dacia standard, la Symbol ou la KyanPicanto. Pour les grosses cylindrées il faut une centaine de millions de rajout. Cette exagération des prix n’a pas fait broncher les vendeurs car ceux-ci ne sont pas des citoyens lambda qui par besoin d’argent viennent vendre leurs propres véhicules. Ce type de vendeurs font de leurs ventes un commerce car c’est le produit de leurs ventes qui les fait vivre. S’ils arrivent à écouler deux voitures par an cela leur suffit largement pour mener un train de vie supportable et certains même y trouvent leur compte largement. Quant au projet de l’industrie automobile en Algérie, il y a une forte probabilité qu’il ne verra pas le jour dans l’immédiat et même dans un proche avenir.

 

 

 

 

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