La culture boursière en Algérie n’existe toujours pas

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La bourse d’Alger peine à relever le défi du changement qui est en train de se produire dans le pays. Malgré tous les efforts consentis par cet organisme financier les actionnaires ne se bousculent pas pour placer leurs capitaux en bourse. Peut-on en vouloir à ceux-ci ? Raisonnablement non ! Car il y a en Algérie une méconnaissance totale du système boursier et son fonctionnement. À l’université, dans les facultés des sciences économiques l’enseignement reste théorisé à son maximum. Il n’y a pas par exemple des ateliers d’expérimentation. Quant au fonctionnement du capitalisme tel qu’il existe de par le monde, comment il procède et comment il évolue sans cesse on n’en parle pas dans ces facultés et si on le fait on le survole. Par exemple nos étudiants dans les filières économiques que ce soit en faculté ou dans les grandes écoles ne connaissent rien du métier de trader en bourse et encore moins des mécanismes d’achat, de vente ou d’OPA, fréquents dans les établissements financiers mondiaux. En fait la bourse d’Alger, pour qu’elle trouve sa place de place financière crédible doit former le personnel adéquat et en nombre suffisant. Par ailleurs pour que le marché boursier devienne apparent et efficace en Algérie l’université algérienne doit introduire une filière spécialement affectée à l’enseignement boursier. Cet amont indispensable pour obtenir un aval sérieux n’a jamais été au centre des préoccupations de nos décideurs. Il est aujourd’hui grand temps que l’on prenne la bourse d’Alger au sérieux sinon l’économie nationale qui a pris un tournant résolument libéral ressemblera à un unijambiste avec pour conséquence une croissance économique privée de son âme.

 

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