Par Ismahane CHARA
Il y a quelques jours un élu de la chambre de commerce et d’industrie Seybouse Annaba a jeté un pavé dans la marre en publiant sur sa page internet un sujet important qui concerne l’activité quelque peu effacée de l’aéroport Rabah Bitat d’Annaba. Cet élu et responsable au niveau de la chambre de commerce rapporte que l’aéroport de ce que l’on peut encore appeler la quatrième ville d’Algérie est depuis presque deux années en activité réduites contrairement à ceux d’Alger, Oran et Constantine. L’activité de l’aéroport a été réduite à quelques vols domestiques.
« Dans l’indifférence apparemment totale, un aéroport flambant neuf, à partir duquel Air Algérie n’accorde aucun intérêt depuis presque deux années pour la reprise des vols internationaux. En dehors des vols de rapatriement opérés par « ASL » et uniquement dans le sens Annaba Paris, et à des tarifs prohibitifs, notre aéroport est considéré comme sinistré. Les pauvres Annabis, ainsi que toutes les populations des wilayas voisines (Guelma, Souk-Ahras, Skikda, El Tarf, Tebessa ect …) sont contraints de se déplacer jusqu’à Constantine, Alger ou même Oran, pour se rendre à l’étranger. Situation fort préjudiciable à divers titres, sans oublier l’impact négatif vécu par tous les secteurs d’activités lies au secteur aéroportuaire, et ils sont nombreux… » A écrit Djamel Daoudi, qui ajoute « Il faut signaler aussi que cet aéroport n’est pas à la hauteur de l’ambition de la ville de Annaba. Une erreur monumentale dans l’architecture de ce projet. (…). Cet aéroport est une véritable arnaque faite à cette population Bônoise par la Issaba. Il y’a beaucoup de choses à réparer. Autant le laisser fermé ». La réponse d’un internaute de Chétaibi, probablement résident en France, est venue à point nommé pour dénoncer le fait que certains responsables « veulent à tout prix déclasser Annaba pour la réduire à un statut de grand village alors qu’elle était classée métropole et pôle d’excellence en Méditerranée. La sonnette d’alarme est tirée il faudra que les Annabis s’expriment et nous sommes très triste que nous ne puissions pas rentrer chez nous en vacances ». Un autre évoquera que si « la piste 01-19 ne sera pas en service, les avions moyens porteurs ne pourront ni décoller ni atterrir et cet aéroport continuera à agoniser. Mais que font les pouvoirs publics pour activer les travaux ? » S’est-il interrogé pour permettre à un autre de dire, « ce que beaucoup ignorent, l’aéroport d’Annaba de par sa configuration géographique avait de tout temps était classé aéroport sécuritaire de tout le Sud méditerranéen contrairement à celui de Constantine considéré comme relativement plus problématique. C’est triste qu’un tel sort soit réservé à notre belle ville. Pourquoi ? A ce pourquoi, les autorités sont interpellées pour donner des réponses à cette préoccupation citoyenne.
