D’Ankara où il se trouvait dimanche dernier le président de la république qui a rencontré la communauté algérienne établie en Turquie a annoncé à celle-ci ainsi qu’aux correspondants de presse qu’il y aura prochainement à Alger une conférence inclusive où seront représentés les partis qui le souhaitent. Le but : discuter sur tous les sujets intéressant la vie des citoyens et fixer des objectifs.
Pour rappel, avant son départ pour la Turquie où il effectue une visite officielle, le chef de l’État a reçu à El Mouradia les leaders de partis politiques, dans l’ordre suivant : Bengrina, Sofiane Djilali, les secrétaires généraux du FLN et du RND et le président du MSP. Ces contacts ne sont pas terminés. À son retour à Alger le président de la république continuera à recevoir les autres partis politiques, du moins ceux qui le souhaitent, étant tout à fait libres de ne pas y aller. De toute façon, le chef de l’État a pris sa décision et celle-ci semble irrévocable. Il y aura une conférence inclusive à laquelle participera le sommet de l’État avec les partis politiques, présents au parlement ou pas. L’objectif étant de mettre sur la table des discussions et des échanges tout ce qui intéresse au premier lieu le citoyen. Tous les avis seront écoutés avec soin et à l’issue de cette conférence on sortira avec une sorte de mémorandum qui scellera cette rencontre. Il y aura également un communiqué qui sera publié à l’issue de cette conférence qui fera apparaitre les points de convergence mais aussi de divergence des participants à cette conférence inclusive. La première du genre car jusqu’ici et bien que cette idée n’est pas nouvelle puisqu’elle était déjà apparue après la démission de l’ex président de la république, qui avait, souvenons-nous lui-même appelé à la tenue de ce type de rencontre, sauf qu’en cette période il y avait le Hirak et ce mouvement n’était pas d’accord et refusait catégoriquement ce genre de conférence, trouvant celle-ci comme un subterfuge et une fuite en avant de la transition politique qui existait à l’époque. À présent que les institutions républicaines existent épurées des amalgames qui les gangrénaient grâce à la constitution amendée et approuvée par le peuple et que l’existence d’un État de droit est confirmée la relance de cette conférence est nécessaire dans un climat apaisé où les indicateurs économiques sont passés au vert. Néanmoins cette idée reprise par le président de la république consiste également à demander aux partis politiques d’exister sur le plan interne mais aussi international. En effet depuis l’investiture du président à la tête de la république la vie politique donnait l’impression qu’elle n’existait plus ou qu’elle avait pris le choix d’une hibernation qui n’est pas au demeurant nouvelle, car les citoyens s’étaient habitué à cette carence de l’agitation politique motivée par ce genre de période creuse qui existait entre les échéances électorales. L’autre objectif du président consiste à donner vie à la vie parlementaire en donnant la possibilité des partis politiques de s’exprimer au sein des instances élues. Enfin le président en choisissant cette conférence inclusive se veut être au-dessus de la mêlée. Cette conférence ne doit pas ressembler à une caisse de résonnance et une approbation sans réserve de la politique menée par le président. Le chef de l’État ne cherche nullement à constituer une alliance présidentielle mais plutôt un front patriotique autour duquel s’expriment les intérêts fondamentaux et supérieurs du pays. Il y aura ceux qui adhèreront à ce principe mais il y aura également ceux qui émettront des réserves voulant par là même sauvegarder leur indépendance de jugement. Au cours de cette conférence inclusive les choses paraitront plus claires.
