Presse locale à Annaba Le scandale
« À Annaba on organise des conférences dans des égouts de la ville ! »

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Il est des moments où l’on se pose des questions sur certains comportements de certaines personnes employées dans des quotidiens d’informations. Des comportements que ni la déontologie de la presse n’accepte ni celle de la conscience professionnelle n’admette.

La profession est aujourd’hui ouverte à n’importe quel troubadour usant de n’importe quel stratagème pour faire paraitre son nom sur les colonnes d’un organe d’information en mal de se gérer. En effet la bourde nous est venue d’un journal local paraissant à Annaba traitant d’une information relative à la visite du Ministre du commerce, a fait sortir dans ses colonnes ce 30 mai 2022, dont nous reproduisons in extenso la phrase qui a secoué quelque peu un lectorat médusé, stupéfait, interrogatif sur ce qu’il a lu. En effet la chose est vue comme insolite le fait de découvrir qu’à Annaba on organise des conférences dans des égouts de la ville. Voyez vous-même une chose que même le canard enchainé français ou El Manchar algérien n’osent écrire :

« Jeudi, Annaba a connu la visite du ministre des commerçants, kamel rezig, qui a interdit les travaux d’une conférence économique dans les égouts ouverts au niveau de la route… » dixit le journal.

Imaginez, une conférence économique d’une grande ampleur à laquelle ont assisté des ambassadeurs, des experts nationaux et étrangers s’organiser dans les égouts d’Annaba. C’est inadmissible, intolérable, incompréhensible que de telles personnes puissent s’incruster dans la presse et se targuer d’être journalistes en produisant trois, parfois quatre papiers par jour, mais tous volés. La personne en question s’approprie les papiers des confrères sans changer la moindre virgule en apposant, sans aucune crainte, ni honte bue son nom en grands caractères en tête des articles volés. Le comble c’est qu’il n’est pas le seul à opérer ainsi, même ses collègues du même « de ce que l’on peut encore appeler journal », en font de la sorte. Ils puisent des papiers, de Liberté, du soir d’Algérie de sites internet, de l’APS… et parfois des papiers de plusieurs années qu’ils adaptent mal à Annaba. Ce journal a porté atteinte à la crédibilité de la presse locale au sein d’un lectorat averti qui a très mal agi à ce type de comportement et s’interroge sur la manière dont ces imposteurs qui se sont introduits maladroitement dans le circuit de l’information qu’il est de notre devoir de dénoncer, du fait que nous disposons de dizaines de preuves pour ne pas aller vers la centaine. Aujourd’hui plus qu’hier, s’annonce une sorte de lutte contre cette forme de pratique malsaine et nous la menons dans toute son étendue afin que la presse locale du moins à Annaba puisse recouvrer sa crédibilité au sein de son lectorat. Le ministère de la communication qui ne cesse d’appeler à une presse professionnelle va certainement bannir ce type de comportement malsain, où l’on voit également des articles volés à d’autres confrères journalistes cette fois-ci, porter le nom de gens qui n’ont rien à voir avec le journalisme. Des monteurs de pages et secrétaires presque sans niveau.

Si l’on considère ce fait comme plagiat, ce dernier demeure interdit au vu des principes des droits d’auteurs et est donc considéré comme faute grave, sinon comme délit que la loi punit. Le plagiat représente donc un manque de respect envers les auteurs des articles spoliés qui pourraient avoir recours à la justice et demander des dommages et intérêts conséquents en ayant gain de cause. Par contre la reprise d’article soumis au public n’est pas interdite à condition d’en citer la source et le nom de l’auteur. Mais ce n’est le cas ici car tous les articles relevés se sont fait « réappropriés » et c’est là le comble de la bêtise car ce comportement condamnable porte aussi bien un grand préjudice à l’auteur de la faute et aussi à l’auteur de l’article qui se voit spolié d’une œuvre littéraire qu’il avait produite en plus d’une atteinte à toute la profession. Toujours est-il, certains des journalistes victimes de ces agissements se disent prêts pour déposer plainte au niveau de la justice. Une affaire sur laquelle on y reviendra.

 

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