Un bel hommage à l’expression par la grâce du mouvement et la beauté du
geste a été rendu, lundi à Alger, à travers « Sublimes Expressions », un
spectacle de danse dédié à la mise en valeur de la diversité de l’expression
chorégraphique.
Conçue par la chorégraphe et professeure de danse, Nouara Idami, la troisième
édition du spectacle « Sublimes Expressions », présentée au théâtre nationale
Mahieddine-Bachtarzi, a été organisée par la Coopérative culturelle et artistique
« Nouara », en collaboration avec le « Studio Sylphide » et le TNA.
Durant près de deux heures de temps, quelques 80 ballerines se sont succédé
sur la scène de la salle Mustapha-Kateb au TNA, pour rendre, dans des
atmosphères de grands soirs, une prestation en deux parties, aux époques
différentes, empreintes de richesse et de diversité dans leurs contenus.
Enchainant une dizaine de tableaux, les ballerines ont d’abord déployé leur
talent dans une adaptation de « Chopiniana », célèbre ballet de Michel Fokine
(1880-1942), en « hommage au ballet romantique », dira la maîtresse des lieux, Nouara Idami.Occupant la scène dans une géométrie du mouvement basée sur la symétrie,
les ballerines, pimpantes et souriantes, se sont déployées sur des cadences
simples à quatre et à trois temps, sous un éclairage judicieux, vif et aux couleurs
variées.
D’autres registres chorégraphiques ont été présentés, avec notamment le genre
traditionnel et la danse du Naïli, brillamment exécutée par le duo Fatiha Bekhti
et Mahfoud Lekhal, celui du « Modern Jazz » ou du « Contemporain », rendu dans
une courte prestation au titre de « L’Artiste », et également, la danse indienne à
l’intitulé évocateur de « Bollywood ».
Savourant tous les instants du spectacle dans la délectation, le nombreux public
a longtemps applaudi la pépinière d’artistes mise en avant, grâce au savoir faire
et à l’expérience de la chorégraphe-professeure, Nouara Idami.
Les solistes, Adel Nazih Aouchette, Lyna Hamadouche, Amélia Benyounès,
Dalia Khermane, Celia Cecilia, Djazia Almi, Yasmine Benkrily, Sara Mekkaoui et
la douce Rania Senane, ont brillé de maîtrise et de technique, offrant au public
de belles figures esthétiques.
« Je suis tellement heureuse d’avoir pris part à cette belle aventure, où le corps
exprime ses joies et ses peines par l’élégance du geste et la grâce du
mouvement », a réagi Rania Senane, jeune ballerine au « potentiel prometteur,
augurant d’un bel avenir artistique », de l’avis d’un professeur de danse
contemporaine, présent au spectacle.
À travers le geste précis et le mouvement gracieux, le corps s’est exprimé,
racontant sa propre histoire qui rappelle à tous, l’importance de préserver et de
transmettre le patrimoine culturel de la danse, dans la « diversité de ses
contenus et de ses formes », explique la metteure en scène.
Les jeunes chanteurs, aux voix présentes et étoffées, « Noeï », Inès Kada et
Mustapha Fekiri, ainsi que le jeune groupe « El Aâyla » (la famille), de musiciens
virtuoses, ont livré un florilège de chansons du terroir, faisant montre de toute
l’étendue de leurs talents respectifs.Grande passionnée de danse depuis plusieurs décennies, Nouara Idami a conçu
et mis en scène plusieurs Ballets, et participé à nombre de manifestations
culturelles dans différents registres de danse, en Algérie et à l’étranger.
Nouara Idami est diplômée de l’Ecole national d’art dramatique et
chorégraphique de Bordj El Kiffan (actuel ISMAS), de « The Bolshoi Ballet
Academy » et du « GITIS Russian Academy of Theatre Arts », entre autres.
