Le pouvoir d’achat ne s’est pas détérioré :
La baisse relative des prix l’a évité

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On a imaginé le pire mais celui-ci n’a pas eu lieu. Finalement l’inflation qui frappe fortement pratiquement la plupart des pays de l’hémisphère nord et sud nous a épargné, nous algériens, certes elle a encore son mot à dire mais il semble que ce sera avec modération.

Ainsi la flambée des prix que nous avons connus au cours du Ramadan et les semaines qui ont suivi le mois de jeune s’est estompée petit à petit pour se fixer à un niveau en dessous. Bien sur les prix actuels sont plus élevés que ceux de l’année passée mais par rapport à cette période que nous avons cité plus haut il y a un certain équilibre. Ainsi la pomme de terre qui est le produit le plus consommé par la population s’affiche aujourd’hui entre 70 et 80 dinars. On est loin des 140 dinars d’il y a d eux mois. C’est aussi le cas du poulet dont le prix avoisinait pendant six mois celui de la viande de bœuf. Actuellement le kilo de poulet s’affiche entre 300 et 350 dinars. C’est nettement mieux que les 420 dinars affichés ces dernières semaines. Selon les détaillants de commerce on prévoit même une baisse plus significative. Par ailleurs avec les allocations des salaires dans la fonction publique, y compris dans les collectivités territoriales et le relèvement es pensions de retraite le pouvoir d’achat des citoyens ne s’est pas effondré. Il ne s’est pas amélioré pour autant mais là aussi il y a un certain équilibre même si celui-ci est loin d’être suffisant. Toujours est-il que la classe moyenne a échappé au pire mais ne pourra toujours pas épargner comme elle le faisait au cours de ces dix dernières années. Or sans épargne des secteurs marchands comme la concession automobile et la promotion immobilière sont sérieusement affectés. L’électroménager également connait aujourd’hui une baisse conséquente de la perte du pouvoir d’achat de gens qui renouvelant régulièrement leurs équipements domestiques. Cependant ce qui réjouit actuellement les consommateurs c’est l’absence de pénurie de produits essentiels comme la semoule, la farine, l’huile de table ou le lait subventionné.  On craignait cela par-dessus tout et certaines rumeurs propagées par les réseaux sociaux et relayés par ce qu’on appelle « radio trottoir » ont amené une catégorie de la population à constituer des stocks de ces produits, dévalisant ainsi les épiceries et superettes. Heureusement que le ministère du commerce mit le holà en brisant cette communication insidieuse et en déclarant solennellement qu’il n’y a pas de pénurie en Algérie et qu’il n’y en aura pas. L’appel a été suivi et on crut aux paroles du ministre. Cet élan pernicieux connu par le pays pendant quelques jours est aujourd’hui totalement cassé et les gens peuvent désormais acheter selon le contenu de leur porte-monnaie ce qu’ils peuvent acheter chez leurs commerçants habituels et sans aucune hausse des prix significative car les prix des produits subventionnés sont restés les mêmes. Toujours est-il que chaque malheur entraine du bon. Ainsi on remarque actuellement que les consommateurs n’achètent que ce dont ils ont besoin et guère plus. Ce qui n’était pas le cas ces dix dernières années où les Algériens gaspillaient énormément et dans certains cas vivaient au-dessus de leurs moyens. Ce n’est plus le cas aujourd’hui dans tout ce qu’ils achètent. Ainsi le pain qui se retrouvait souvent dans les sacs poubelle est aujourd’hui consommé de manière parcimonieuse. On achète désormais les quantités réduites de tout produit et on révise la manière de consommer. Cette attitude démontre que la population est aujourd’hui consciente que tout danger n’est jamais écarté et qu’il faut se montrer raisonnable dans la manière de se comporter en citoyen d’abord, en, consommateur ensuite.

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