Flambant au début se refroidissant à la fin

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On est encore loin de l’Aïd El Adha mais déjà on en parle sur les réseaux sociaux avec photos à l’appui. Les prix s’affichent déjà à 100 000 dinars le mouton à cornes bien visibles et de belle taille. Bien sur ce genre d’ovins n’est pas celui que le citoyen lambda recherche. Il s’adresse aux férus lesquels, bizarrement n’appartiennent pas à la classe aisée car contrairement à ce que l’on pense les riches s’intéressent certes au barbecue mais ne font pas une maladie sur la taille ou les cornes superbes du mouton qu’ils achètent. Ce sont les faibles revenus, ceux qui résident majoritairement dans les quartiers et cités populaires qui s’adonnent à cette surenchère maladive. Tout est mis en œuvre pour acheter le mouton de taille pour le comparer à celui du voisin. On ira jusqu’à l’endettement ou la mise en gage des bijoux de famille. Alors oui ! 10 millions de centimes cette catégorie de la population trouvera cette somme par n’importe quel moyen. Reste la classe moyenne. Celle-ci ne se bousculera pas dans les souks au début des ventes autorisées. Elle attendra patiemment les trois ou deux derniers jours précédant la fête. Cette catégorie de la population sait que les vendeurs voudront liquider leur marchandise et ils feront alors des rabais intéressants. Des dix millions ou sept affichés au début des ventes on tombera à 40 000 et même à trente mille dinars le prix de la bête même si ce mouton à portée de bourse ressemblera beaucoup plus à une brebis qu’à un mouton de fière allure.

 

 

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