Le tronçon routier entre la commune de Boumahra et la RN80 reliant Guelma à Sédrata, se trouve dans un état piteux voire même catastrophique, qui ne permet guère une circulation fluide et sécurisée. Les véhicules qui empruntent ce chemin communal, se déplacent très lentement, dans un épais nuage de poussière, qui endommage grandement il faut bien le souligner les récoltes situées à proximité. Il faut dire, que des travaux ont été entrepris ces deux dernières années sur ce site, mais qui ont été abandonnés par l’entreprise réalisatrice du projet, dans des conditions qui restent pour le moment, inconnues, sans attendre l’achevement et la finition complète. Du coup, ce projet est retombé dans l’oubli. La direction des travaux publics de Guelma, par sa négligence semble ignorer ce problème, alors qu’elle est la seule responsable du suivi de ce projet jusqu’à l’achèvement définitif des travaux engagés pour la réhabilitation et la modernisation de ce chemin communal. Mais quand les travaux reprendront au niveau de ce tronçon inachevé et abandonné ? Sachons que ce projet accuse un énorme retard très préjudiciable à l’économie de toute la région. Il faut savoir que l’état défectueux de ce tronçon routier, occasionne actuellement de lourdes pertes pour la commune de Boumahra, car 80% de son trafic, transite par ce chemin communal, vital à l’épanouissement de la localité a vocation agricole, notamment céréalière et maraîchère. « Nous ne savons pas pourquoi ce laisser-aller des responsables concernés par ce dossier, pourquoi l’entreprise chargée de l’exécution de ce projet, a abandonné les travaux juste après l’opération de décapage ». S’interroge un agriculteur de la région. Qui paie la facture ? Ce sont évidemment les automobilistes, qui empruntent ce chemin qui font face à l’usure prématurée de leurs véhicules, occasionnée par l’état défectueux de la route, qui a perdu son goudron, suite au décapage de la chaussée, enchaîne notre interlocuteur. En dépit de cette situation d’abandon, les riverains et les usagers de la route, se demandent bien, à quoi servent les budgets dégagés par les pouvoirs publics, pour l’amélioration, l’entretien et la réhabilitation du secteur des routes ?
