Un 5 juillet pas comme les autres:
Il y aura bien un défilé militaire

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Notre cinq juillet s’est-il en train de se transformer! oui,  pour démonstration, un imposant défilé militaire de notre glorieuse ANP . Ce ne sera peut-être pas tous les ans car l’organisation d’une telle parade est coûteuse et demande une intense préparation mais ce sera peut-être tous les cinq ans et sans doute tous les dix ans.

Tous les corps d’armée se préparent depuis quelques jours pour que le jour J, c’est-à-dire demain ils défileront en ordre impeccable devant la tribune où seront installés les invités officiels, dont de nombreux chefs d’États ou leurs représentants. Avant cela et comme l’exige le protocole le président de la République accompagné du chef d’état-major de l’ANP le général major Saïd Chanegriha emprunteront, de l’amont à l’aval, à bord d’un véhicule militaire le parcours sur lequel défileront les engins motorisés et les troupes des trois corps à savoir l‘armée de terre, l’armée de l’air et la marine. Pendant ce temps sur la rade d’Alger les navires de guerre de la marine nationale, sirènes en trombe, feront la démonstration de la puissance navale de l’Algérie. Dans le ciel paraderont au-dessus de la capitale les chasseurs de l’aviation militaire dans un ordre triangulaire libérant les couleurs nationales vert rouge et blanc. Sitôt installés dans la tribune officielle après avoir salué tous les invités le défilé militaire débutera alors sous l’œil ébahi des milliers d’Algérois lesquels arriveront très tôt sur les emplacements qui leur ont été réservés. Cela fait très longtemps que les Algériens n’ont pas assisté à un défilé militaire. Les nouvelles générations ne savent même pas ce que c’est et se demandent pourquoi un tel événement n’ait pas lieu surtout en début de décennie. Les générations anciennes celles qui sont nées pendant la révolution se souviennent quant à elles de ces défilés militaires qui avaient lieu chaque 1er novembre et qui furent brusquement interrompus au début des années quatre-vingt, époque où l’Algérie affichait une stabilité du moins jusqu’en octobre 1988 où les choses commencèrent à mal tourner. Au cours de la décennie quatre-vingt-dix qualifiée de noire à cause de la flambée terroriste qui embrasa le pays la préoccupation était ailleurs. Elle était surtout sécuritaire. Avec l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika le quarantième anniversaire de l’indépendance aurait dû être célébré car le défunt président était au pouvoir depuis trois années. C’était son devoir et un honneur est-on tenté de dire de donner à cette fête le faste qu’elle aspirait mais ce ne fut pas le cas et ce ne le sera pas non plus au cours du cinquantième an de l’indépendance pourtant annoncé à l‘époque grandiose mais qui se révéla être un vrai fiasco. Avec le président actuel dont la stature commence à dessiner un véritable chef d’État, le soixantième anniversaire de cette Algérie qui renaît de ses cendres comme le phénix de la légende doit faire la démonstration de la renaissance de cette Algérie millénaire qui a survécu à toutes les invasions étrangères  et  à une colonisation de 132 années.Cette Algérie nouvelle fière de son passé glorieux et regardant désormais vers l’avenir a l’obligation de donner à cet événement qui a coûté tant de sacrifices l’aura qui lui est du.

 

 

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