Emploi-Chômage, et déperditions scolaires en point de mire

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Le marché de l’emploi qui était autrefois déficitaire en spécialités diverses est aujourd’hui, en fonction des données qui ont pesé sur la situation économique et sociale du pays, l’un des plus importants et des plus riches en matière de capital humain.

Les raisons en sont l’absence réelle d’une politique de l’emploi qui n’a pas manqué de créer un marasme au sein de nos entreprises publiques aggravées par des décisions inopportunes à conséquences néfastes sur le monde du travail. Des questions ne cessent d’être posées et les réponses sont loin de convaincre. La crise, que traverse le pays depuis bien longtemps, a compliqué davantage la situation, sinon comment peut-on admettre au niveau des entreprises publiques une politique appauvrissante en matière de compétences avérées générée par des décisions des plus contestées d’aspect illégal et poussant à des départs qualifiés de volontaires au détriment d’une économie bâtie sur des sacrifices ? Ainsi, l’absence d’une politique de l’emploi qui prévalait et qui a été réduite beaucoup plus à distribuer des rentes à des jeunes qu’on n’arrive pas à utiliser à bon escient, a démontré son incapacité à pouvoir gérer une crise qui touche de plein fouet l’économie du pays du fait qu’elle ne soit pas rentable mais aussi génératrice de dépenses incontrôlables, sur le plan de l’efficacité. Le marasme social s’est beaucoup plus concentré, ces temps-ci, au niveau des grands centres urbains qui souffrent également d’une absence de protection sociale efficace. Qu’a-t-on donc fait en échange pour parer à cette situation génératrice de fléaux sociaux et dont, la cause en est, ces milliers de chômeurs en quête de la moindreoccupation ? Où en est-on avec les bilans des Plans de Redressements des Entreprises ? Des questions qui demeurent aujourd’hui suspendues à une prise en charge de cet aspect par le programme du gouvernement, mais le plus urgent dans cette situation en est la mise en place d’un dispositif concerté avec les ministères concernés afin d’assurer une réinsertion efficace des compétences en déperdition. Actuellement aux yeux de certains observateurs avertis les actions de compressions des effectifs telles qu’entreprises   par le passé ont tendance à compliquer la situation au vu de cette importante plaie causée au monde économique à l’issue d’une opération qui a déstabilisé le secteur économique et industriel. Actuellement, le bassin de l’emploi en Algérie pourrait se considérer parmi les meilleurs au monde au vu de sa constitution du fait qu’on y trouve de toutes les spécialités et compétences (traitées pendant des années) avérées en provenance de centaines d’entreprises dissoutes ou touchées par la compression des effectifs sous toutes ses formes et non retraitée au sens propre du terme. Ces ex travailleurs lâchés sans être retraités ont vu leurs souffrances se prolonger du fait de l’inactivité, et ceux qui ont été victimes de la notion départs volontaires, trahis par leurs syndicalistes, souffrent, eux, d’une absence totale de couverture sociale. Ils sont des milliers de travailleurs ayant quitté leur emploi de la manière la plus abjecte avec la complicité d’un syndicat dont la vocation première en est de défendre les intérêts moraux et matériels des travailleurs. Cette situation est quelque part aggravée par les déperditions scolaires face à une absence de prise en charge à quelque niveau qu’elle soit ainsi que le déversement annuel de jeunes diplômés des différentes universités algériennes. L’emploi en ces temps, se pose donc, en termes de problématique dans le triptyque opportunité – rentabilité –qualité. Faudrait-il encore parler aussi du coût social car il semble que cet aspect demeure chaque fois occulté lorsqu’il s’agit surtout de trésor public. De ce fait l’on revient automatiquement sur la formation emploi qui a de tout temps prévalus au sein de nos entreprises. De ce fait un bilan de la situation s’impose de lui-même afin de permettre de connaître la trajectoire du secteur de l’emploi et sa finalité. Aujourd’hui la situation est des plus dramatiques et nos rues sont toujours là pour nous le rappeler.Espérons que le programme du gouvernement puisse s’y atteler.

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