Le président de la république vient de nommer Brahim Djamel Kessali au poste de ministre des finances, libérant ainsi Aymen Benabderrahmane de sa double fonction, celle de premier ministre et celle de ministre des finances. C’est probablement suite à la demande de ce dernier que le chef de l’État a pris cette décision, somme toute normale car le chef du gouvernement ne pouvait pas être sur deux fronts à la fois.
Nous ne connaissons pas le parcours de celui qui vient d’être nommé à ce poste régalien, très important. Ce n’est pas un politicien doublé d’un technicien comme ce fut le cas de Raouya. Le fait qu’il ait été choisi par le président après consultation avec le premier ministre laisse fortement supposer que M.Kessali est bien introduit dans le milieu de la finance et que sa carrière l’a rendu visible. Une chose est certaine le chef de l’État accorde une importance capitale à l’agenda tracé par lui et qui concerne exclusivement le développement accéléré de l’économie nationale. La situation est potentiellement favorable aujourd’hui à l’émergence de l’économie algérienne. Tous les signaux s’affichent au vert et le gouvernement entend mettre les bouchées doubles et pour y arriver le gouvernement dirigé par l’actuel premier ministre exclut tout retard de quelque nature qui soit. Actuellement les ministres travaillent d’arrache-pied et leur travail est constamment évalué au cours de chaque conseil des ministres dont la fréquence est hebdomadaire. Chaque ministre doit appliquer les instructions émises par le président et le premier ministre joue dans cette organisation la cheville ouvrière. À présent qu’il est libéré d’un cumul de fonction qui devenait contraignant l’accentuation de la vitesse de règlement des questions gouvernementales est possible. Le nouveau ministre des finances doit se mettre aussitôt au diapason et accélérer tous les dossiers qui accusent quelque retard. Il doit donc faire ses preuves car le président ne lui laissera aucun répit. Il y a sur la table des projets de financement de projets innovants qui doivent être réalisés au plus tôt. Celui des énergies renouvelables en est un, mais aussi celui du financement des stations de dessalement d’eau de mer pour assurer l’approvisionnement en eau potables de villes menacées de manque d’eau potable. Il y a également l’organisation d’aides financières aux céréaliers et éleveurs pour assurer la sécurité alimentaire du pays. Il y a également ce grand coup de pouce de la trésorerie publique pour financer tous les secteurs qui dépendaient exclusivement des importations avec pour objectif majeur de mettre définitivement un terme au déficit commercial. Enfin et la tâche la plus exaltante pour la réussite du ministère des finances consiste d’arriver à augmenter substantiellement nos réserves de change tout en maintenant les importations dont ne peut se passer le pays à un niveau acceptable pour rendre possible une balance des paiements excédentaire. La tâche de nouveau ministre des finances ne sera pas facile et c’est le moins que l’on puisse dire.
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