À sa rencontre avec les médias le président a été tranchant sur plusieurs thèmes et à éclairci d’autres. En voici un petit résumé de ce qui en sort en bref.
Sur la bureaucratie au sein de l’Administration
«Nous les avons à l’œil»
Le Président Tebboune a souligné que la bureaucratie «n’est autre qu’un ensemble de pratiques autoritaires suspectes, accumulées depuis 30 à 40 ans par des individus si bien introduits dans l’Administration qu’on les croirait représentants du Pouvoir. Nous les avons à l’œil».
Augmentation des salaires et de l’allocation chômage
« Une question de dignité »
Le Président Tebboune a déclaré : « je m’engage à revoir à la hausse les salaires et l’allocation chômage, notamment avec l’amélioration des recettes financières du pays ». Assurant que la bataille menée actuellement par l’État était celle du recouvrement et de la préservation de la dignité du citoyen algérien, le président de la République a fait savoir que ces décisions allaient être introduites dans le cadre de la loi de finances 2023 à travers l’augmentation du point indiciaire ou des salaires directement à un niveau raisonnable. Il a fait état, à ce propos, de « la possibilité d’augmenter les salaires à la faveur d’une seule décision ou de manière progressive tout au long de l’année », relevant toute l’importance de prendre « des mesures précises pour qu’il n’y ait pas de distribution de la rente qui contribuerait à la création de l’inflation ».
Liberté d’expression
«Il n’y a pas de détenus d’opinion en Algérie»
«Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé qu’il n’y avait pas de détenus d’opinion en Algérie», soulignant que toute personne qui pratique la diffamation et l’insulte sera poursuivie et jugée conformément aux dispositions du droit commun. Le chef de l’État a souligné que toute personne qui pratique l’insulte et la diffamation «doit être poursuivie et jugée conformément aux dispositions du droit commun, et ce quel que soit son statut», ajoutant que «l’immunité ne concerne que les élus parlementaires» et que celle-ci «peut même être levée dans certains cas».
Sur l’Habitat
«On ne saurait tolérer que les enfants de l’Algérie des chouhada vivent dans des habitations précaires»
Le président de la République a affirmé que les formules proposées actuellement seront maintenues, sans écarter la possibilité pour le département de l’Habitat de proposer au gouvernement une nouvelle formule. Ces démarches entrent, poursuit-il, dans le cadre des efforts visant l’éradication définitive de la crise du logement en Algérie, «en préservation de la dignité des Algériens». «On ne saurait tolérer que les enfants de l’Algérie des chouhada vivent dans des habitations précaires», a-t-il martelé. «Nous regrettons de voir des gens, de connivence avec certains responsables, occuper des bidonvilles que nous avons démolis et en avons relogé les propriétaires dans des foyers décents», a déploré M. Tebboune.
Sur l’enseignement de la langue anglaise dans le cycle primaire
«Permettre aux futures générations de s’imposer à l’international»
Le chef de l’État a assuré que cette décision sera appliquée dès la prochaine rentrée scolaire, afin de permettre au pays de «s’imposer à l’international».
Sur l’agriculture
«Une croissance de 50 à 60% l’année prochaine»
Concernant l’agriculture, le Président Tebboune a affirmé que «le secteur connaît actuellement une restructuration, en ce sens que les choses se sont quelque peu améliorées cette année de 7 à 10%. Nous souhaitons réaliser une croissance de 50 à 60% l’année prochaine, par rapport à l’insuffisance enregistrée actuellement». Le président de la République a soutenu que les conditions nécessaires pour atteindre cet objectif sont réunies, notamment en termes de disponibilité de terrains et des ressources en eau, et il ne reste plus que de se mettre au travail. Concernant la capacité de l’Algérie à réaliser l’autosuffisance, le Président Tebboune a estimé que l’Algérie est en mesure de la réaliser dans certaines matières, telles que le blé dur et l’orge, soulignant qu’aucun pays au monde n’a réalisé l’autosuffisance complète. Le président de la République a relevé l’existence de deux principaux facteurs ayant entravé la relance du secteur agricole dans le pays, à savoir la vision de la société vis-à-vis de l’agriculture en tant que profession sociale et non pas une activité productive et efficace dans l’économie, outre le retard accusé sur le plan technique, en raison du recours aux pratiques traditionnelles et à certaines méthodes de production néfastes. Le secteur, poursuit M. Tebboune, a entamé l’opération de révision de son mode de gestion, déclarant : «Nous avons entamé l’opération de restructuration, compte tenu des circonstances actuelles qui nous ont obligés à nous remettre en question, car à l’heure actuelle, le blé est devenu une arme fatale ».
Sur le regroupement Brics
«L’Algérie satisfaisait aux conditions d’adhésion»
Au registre économique, le président de la République a affirmé que l’Algérie satisfaisait, en grande partie, aux conditions d’adhésion aux BRICS, un groupe auquel s’intéresse le pays, en ce qu’il constitue une «puissance économique et politique».
Il mettra en avant, à cet égard, le souci permanent de l’Algérie à attirer les investissements étrangers de pays frères et amis, à l’image du Qatar, de la Turquie, de l’Arabie saoudite et de certains pays considérés comme alliés stratégiques à l’instar de l’Italie et autres.
