Avec l’exploitation de toutes les mines de fer existantes dans le pays, dont celle de Gara Djebilet, l’Algérie tient là une ressource des plus convoitées dans le monde. Si on ajoute le pétrole, le gaz naturel et l’hydrogène vert le pays est en passe de devenir à l’horizon 2050 la plus grande puissance économique du continent africain.
Le gisement de Gara Djebilet à lui seul produira d’ici 2030 cinquante millions de tonnes de minerai de fer. C’est considérable. Cette mine longtemps ignorée est aujourd’hui considérée comme la plus importante du continent africain et se procure une place parmi les meilleurs gisements du monde. S’il faut ajouter la production des mines de Ouenza et de Djebel Onk, généralement destinée au marché intérieur avec la disposition d’un excédent destiné à l’exportation, l’Algérie devient incontestablement un marché important pour la sidérurgie mondiale. C’est grâce au président Tebboune que cette mine de l’ouest algérien est aujourd’hui valorisée. Aucun président avant lui ne s’est intéressé à ce potentiel formidable dont dispose le pays. Lui seul avait saisi l’importance de cette mine abandonnée à son sort pendant des décennies. Déjà lorsqu’il était ministre il s’intéressait à cette mine et il envisageait d’entreprendre les démarches techniques pour sa future exploitation mais l’entourage politique de l’ex président de la république l’en empêcha et on se mit même à railler une telle initiative. Le chef de l’État n’est pas une personne qui oublie et dans son programme présidentiel il a inclus l’exploitation de toutes les ressources minières existantes en Algérie et parmi elles celles du minerai de fer sachant que ce produit est en train de se raréfier à travers le monde du fait de sa surexploitation. Or la mine de Gara Djebilet totalement inexploitée est un filon inespéré. Avec la ligne ferroviaire qui entrera très prochainement en fonction car les travaux de sa réalisation ont déjà commencé, les ports de l’ouest du pays verront bientôt leurs rades affichées complet vu le nombre de minéraliers qui vont accoster. Sur le plan interne l’usine sidérurgique algéro-turque Tosyali qui n’est pas éloignée de la mine en question sera pourvue abondamment de minerai de fer pour relever sa production à deux millions de tonnes d’acier en combinaison avec une autre usine de la même société. Le minerai de Djebilet arrivera aussi à Bellara et fournira ce dont a besoin ce complexe algéro-qatari. À l’est ce seront les mines de Ouenza et de Djebel Onk dont les équipements ont été rénovés et dont la ligne ferroviaire a été renforcée qui seront en charge de fournir au complexe d’El Hadjar les quantités de minerai dont l’usine a besoin, l’excédent sera quant à lui exporté à partir du port d’Annaba, un port qui verra dans les prochains mois des minéraliers en provenance d’Europe remplir ses rades. Il faut rappeler que le cours de l’acier est actuellement à son plus haut niveau. Les sidérurgies du monde entier reprennent une activité intense car la demande mondiale ne cesse d’augmenter. Pour l’Algérie qui dispose de deux atouts majeurs, à savoir la production de l’acier et de tous ses dérivées et les ressources abondantes de minerai de fer c’est le pactole rêvé en devises lesquelles seront ajoutées celles provenant des hydrocarbures dont l’exploration et l’exploitation sont aujourd’hui intensifiées grâce à des partenariats de plus en plus nombreux et mutuellement bénéfiques avec des compagnies multinationales.
