Tous les sondages donnent favorite la présidente d’un parti d’extrême droite qui succédera à Mario Draghi. Y aura-t-il un changement si cette première ministre accréditée de 28% d’intentions de vote, dépassant de loin les prétendants d’autres partis de gauche, du centre et de la droite classique accède à la présidence du conseil ? Il est hautement improbable que ce soit le cas car en Italie on ne fait pas dans le mélange des genres. L’économie a toujours échappé à tout diktat politique quel que soit son origine. Les partis politiques italiens de tendance fasciste, démocrate chrétienne, centriste ou carrément de gauche ont toujours gardé l’esprit éveillé en préservant les intérêts économiques de l’Italie. C’est d’ailleurs ce qui a sauvé ce pays qui bat le record dans les changements de gouvernements. La seule chose qui peut changer dans la nomination d’un gouvernement de droite c’est le problème de l’immigration clandestine. Or l’Algérie n’a aucun litige avec le pays concernant cette immigration. Ceux des Algériens qui arrivent clandestinement en Italie par voie maritime ne restent pas très longtemps dans ce pays. Leur choix est souvent fixé vers la France. Donc de ce point de vue-là il n’y aura pas d’anicroches dans les relations entre l’Algérie et l’Italie car le partenariat stratégique conclu avec Mario Draghi convient parfaitement à son successeur quelle que soit sa couleur politique.
