Une information reprise par l’agence Reuter selon laquelle le groupe français Total-Energie se serait retiré du projet de réalisation d’un complexe pétrochimique à Arzew s’est avérée totalement fausse. Un démenti de Total infirme cette fake news marocaine publié par un organe d’information de ce pays, à la veille du déplacement en Algérie du président français.
Encore une fois, une de plus, dirons-nous, le pays voisin, contenant à peine sa rage et sa déception de voir l’Algérie prospérer et conclure des partenariats stratégiques du point de vue économique utilise la fausse information dans le but de nuire à l’Algérie. La visite effectuée par le président français a véritablement provoqué au niveau du royaume un séisme, d’autant que cette visite de trois jours est qualifiée par les deux pays, la France et l’Algérie, comme excellente et ouvrant des perspectives très avantageuses. Le Makhzen se trouve actuellement dans une position de retranchement dont il ne sait plus comment en sortir. La dernière salve est venue de Tunis où lors de la rencontre organisée par la Tunisie qui a réuni le Japon et quelques pays africains une délégation sahraouie, conduite par son plus haut représentant politique a été admise à assister à cette conférence. Immédiatement le Maroc s’est fâché en rappelant son ambassadeur. Devant un tel acte unilatéral qui ne repose sur aucune raison objective, Tunis appliqua à son tour le principe de réciprocité tout en faisant savoir que sa neutralité observée depuis toujours repose sur la légalité internationale exprimée par les résolutions de l’ONU et qu’à ce titre le problème du Sahara occidental relève de l’ONU et uniquement de cette organisation mondiale. En fait cette position est celle qu’ont adoptée la majorité des pays siégeant à l’ONU. Bien sur cette orientation de la politique étrangère tunisienne ne convient pas du tout à Rabat qui estime qu’elle est identique à celle de l’Algérie. Ne sachant vers qui se tourner à part quelques pays comme Israël, les régimes monarchistes du Moyen-Orient, les États-Unis et dernièrement l’Espagne.Le roi sait au fond de lui-même que ces « alliés » ne sont pas fiables et surtout ils ne font pas grand bruit de leur soutien au Maroc. Cette discrétion gène considérablement le Makhzen et pousse ce pays à faire des offres stupéfiantes qui greffent très largement sa souveraineté territoriale comme c’est le cas avec Israël qui a été invité par le royaume à être plus présent dans divers domaines y compris sur le plan militaire or l’État hébreu sait qu’il ne peut franchir une ligne rouge concernant sa présence visible et actée sur le sol marocain sans être immédiatement désavoué par ses amis traditionnels que sont les Américains et les Européens, sans compter sur la ligue arabe qui est résolument contre une telle présence sur le sol d’un pays arabe. Israël sait que s’il s’implique dans un conflit qui n’arrange nullement ses intérêts dans la région il risque de voir sa politique de rapprochement à petits pas qu’il entreprend depuis des années avec ses voisins immédiats arabes et qui est en train d’apporter ses fruits être subitement remise en cause et cela les israéliens ne le souhaitent pas du tout. En fin de compte le Maroc n’ignore plus que sur le plan diplomatique il est encerclé et que toutes les cartes qu’il a jouées sont épuisées. Pour en sortir il n’y a qu’une seule solution, s’en remettre une fois pour toutes aux recommandations de l’ONU ; En un mot reprendre le contact interrompu avec le Front Polisario, sous l’égide de l’ONU et arriver à un accord débouchant sur le processus de l’autodétermination. Pour le moment Rabat temporise mais pour combien de temps car la situation économique et sociale du pays est proche du désastre. En fait c’est le régime monarchique qui à court ou moyen terme est menacé.
