Sonatrach vient d’annoncer la découverte d’un nouveau gisement pétrolifère non loin d’Adrar. Encore un ! Et c’est un plus pour l’Algérie qui rattrape ainsi un retard de plusieurs années concernant l’exploration de nouveaux gisements. Avec ces nouvelles découvertes la société publique renforce la place de l’Algérie au sein de l’OPEP, ce qui est loin d’être négligeable dans le contexte actuel dominé par la guerre en Ukraine. L’Algérie est aujourd’hui sollicitée non pas pour ses capacités actuelles à fournir le marché pétrolier qui restent insuffisantes face à des pays comme l’Arabie saoudite, l’Iran,l’Irak et le Nigéria mais pour les potentialités énergétiques énormes qu’elle décèle dans le sous-sol saharien. Des potentialités qui pourront au cours des vingt prochaines années faire accéder l’Algérie au rang des grandes puissances énergétiques. Ce n’est pas fortuit que des pays comme les États-Unis et la Chine envoient leurs multinationales, négocié avec Sonatrach des possibilités de partenariats. On sait que les gisements de gaz de schiste américains sont en voie d’épuisement. On leur donne au grand maximum une trentaine d’années de vie. Quant à la Chine qui veut en finir avec le charbon et qui veut s’étendre dans les énergies renouvelables elle a encore besoin pour de nombreuses années de l’apport du pétrole. Elle en importe actuellement de la Russie et de l’Iran mais pour le géant chinois un partenariat dans le domaine de l’exploitation de gisements pétroliers en Algérie représente une garantie plus que suffisante pour assurer ses approvisionnements.
