Notre voisin de l’est frôle le désastre économique. La population tunisienne souffre d’un manque de tout et l’inflation qui existe actuellement dans ce pays est très loin d’arranger la situation de pratiquement la moitié de la population de ce pays. Faut-il également citer le chômage qui frappe un jeune sur deux, diplômé ou pas. Toutes les négociations entamées avec le FMI n’ont rien apporté de positif. L’institution monétaire internationale libère des fonds au compte-gouttes à certains pays mais pas à l’Ukraine par exemple. Quant aux amis occidentaux et la France en premier cela fait longtemps qu’ils se désintéressent du sort de ce pays, longtemps considéré comme la fenêtre de l’occident dans le monde arabe. La Tunisie n’a qu’un seul allié et ami dans la région et même de par le monde, c’est l’Algérie. Sans le secours de notre pays dans le domaine de l’énergie, les tunisiens n’auraient vraisemblablement plus le loisir ou l’utilité de circuler en voiture. Plus que cela les régions isolées n’auraient pas pu faire cuire leurs aliments en l’absence de gaz liquéfié que l’Algérie fournit à un prix défiant toute concurrence. Enfin l’électricité qui alimente tous les gouvernorats limitrophes de notre pays provient d’Algérie. Dernier épisode en date il y a actuellement une pénurie drastique de sucre et la Tunisie vient d’en importer d’Algérie pour permettre à des centaines d’entreprises de continuer de travailler mais aussi à la population d’acheter au moins un kilo de sucre tous les trois ou quatre jours. Par ailleurs on parle de plus en plus d’une pénurie de médicaments dans les hôpitaux et officines tunisiennes. Saidal sera certainement appelé à la rescousse au cours des mois prochains. Bref pour beaucoup de tunisiens un attelage avec notre pays apparaît aujourd’hui comme une nécessité absolue. Il restera à en définir la forme mais l’idée fait déjà son chemin chez les dirigeants tunisiens et l’Algérie ne sera certainement pas contre. Mais elle ne laissera jamais nos frères de l’Est à la merci de n’importe qui.
