La quatrième ville du pays conserve encore son cachet colonial à l’instar des autres grandes villes d’Algérie, sauf que certains des immeubles qui font partie du centre-ville sont aujourd’hui vétustes et même risquant de s’effondrer. Ils sont aussi hideux à voir comme c’est le cas de cette bâtisse sise allées du 17 octobre qui est mitoyenne à l’ex palais de justice ou ces immeubles, si on peut les désigner de la sorte de la rue Ibn Khaldoun, continuant d’être appelée Gambetta qui datent de la seconde moitié du 19ème siècle et dont les lézardes des façades est apparente. Il en est de même pour la rue Émir Abdelkader (Bugeaud) de Ben Badis (Sadi Carnot). C’est tout simplement le centre-ville mais un centre-ville d’une cité moyenne et non grande. On trouve le même schéma d’urbanisme dans les centres urbains de Souk-Ahras ou de Guelma, bâtis également au milieu du 19ème siècle. Ce côté anachronique qui frappe le centre-ville d’Annaba est frappant et est devenu indécent. Alors que dans le prolongement du boulevard 1er novembre la ville se modernise architecturalement avec la construction d’immeubles modernes à plusieurs étages qui ont pris la place de maisons coloniales et qui donne à ce boulevard un aspect moderne semblable à toute ville qui se modernise sur le plan de l’urbanisme, le vieux centre où tout le monde converge au cours de la journée reste semblable à un grand village. Cet impératif de moderniser Annaba est dans tous les esprits mais aucun élu ou wali n’a osé l’aborder alors que cette ville est en train de s’étendre à perte de vue dans sa périphérie. Cette dichotomie frappante entre le bâti ancien et celui qui a vu le jour après l’indépendance a un impérieux besoin d’être repensée pour donner le cachet de quatrième ville du pays, ce qui n’est pas le cas actuellement
