Élisabeth Borne à Alger :
La France veut redevenir le premier partenaire économique de l’Algérie

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Un panel de 16 ministres accompagne la première ministre, Élisabeth Borne, autant dire la quasi moitié de son gouvernement. Et quels ministres ! Puisque ceux qui occupent des postes régaliens comme Bruno Le Maire, Gérald Darmanin et Catherine Colonna formeront le pivot des discussions. Il ne faut surtout pas oublier les ministres de la culture et des sports qui sont aussi au centre du projet de partenariat multiforme entre la France et l’Algérie.

Il ne faut pas non plus omettre la patronne d’ENGIE qui effectue pour la deuxième fois un déplacement à Alger en l’espace de deux mois. C’est une réunion importante puisqu’il s’agit de réactiver le comité intergouvernemental de haut niveau, interrompu durant ces dernières années. Une réactivation dont les présidents des deux pays y tiennent de manière résolue. C’est un engagement solennel entre les présidents Tebboune et Macron et cet engagement doit être concrétisé coute que coute. D’où la raison de ce déplacement en force de l’équipe gouvernementale française à Alger. Cette fois -ci ce n’est pas l’Élysée qui est en première ligne mais Matignon. De son côté le gouvernement algérien a lui aussi désigné autant de ministres que ceux du gouvernement Borne. Les discussions seront dirigées conjointement par les deux premiers ministres des deux pays. Ces deux personnalités sont connues pour leur efficacité et leurs compétences. Élisabeth Borne est connue pour mener très bien toutes négociations. C’est une femme pragmatique mais ferme. Elle sait faire de modération lorsqu’il le faut et justement de la modération il en faut car les dossiers qui seront sur la table sont nombreux, diversifiés et quelques-uns d’entre eux complexes. En face d’elle ou plutôt à côté d’elle il y a un premier ministre qui a fait très largement ses preuves en tant que gestionnaire du pays. Connaissant et maitrisant avec brio les questions économiques puisqu’ayant exercé simultanément le poste de ministre des finances cumulées avec celles de chef de gouvernement. Dans ce CIHN on traitera de tout : De l’économie bien sûr mais aussi du parcours souvent compliqué qui a toujours existé entre les deux pays et qui a trait à la lecture de l’histoire la plupart du temps controversée de la période coloniale. Dans la délégation qui accompagne la première ministre française, qui ne siègera pas au comité intergouvernemental mais agira en parallèle avec celui-ci il y a des historiens qui discuteront avec leurs homologues algériens sur le contenu révisé de la question mémorielle. Ce côté et aussi important pour la réussite du partenariat d’exception qui liera à l’avenir l’Algérie à la France. Cependant l’objectif primordial pour les français concerne la réappropriation de la place de premier partenaire économique de l’Algérie, place qu’elle a perdu ces dernières années et qu’elle veut reprendre. La France connait actuellement des revers dans ses anciennes colonies d’Afrique de l’ouest. Elle a été remplacée par les chinois, les russes et les turcs. Elle ne veut absolument pas qu’un tel scénario de substitution se réalise en Algérie. Cette Algérie qui est en train de monter en puissance à l’échelle régionale et continentale et qui possède des ressources considérables. La France a également besoin de gaz dont ses stocks sont sur le point d’être entamés. Cependant ce qu’on a appris dernièrement par les médias français, la France tout comme l’Allemagne songe à délocaliser ses industries grandes consommatrices de gaz mais pas en Chine ou en Russie comme elle le faisait auparavant avant le déclenchement de la guerre en Ukraine mais aux États-Unis s’agissant d’entreprises importantes et en Algérie s’agissant de PME.  Les pays comme la Tunisie et le Maroc ne font plus l’affaire car ne possédant pas ni gaz ni pétrole pour faire marcher les entreprises françaises implantées en Algérie or c’est de cela qu’il est question avant tout. Cette fois-ci ce n’est pas d’une main d’œuvre à bon marché dont les entreprises moyennes hexagonales ont le plus besoin mais de gaz et de pétrole lesquels sont en abondance en Algérie. Cette nouvelle donne profitera mutuellement aux deux pays car l’Algérie veut développer ses capacités industrielles et combler le marché de l’emploi. Qu’importent les propriétaires de ces nouvelles industries qui s’implanteront en Algérie pourvu que les intérêts des deux parties soient préservés. Ce sera du gagnant-gagnant ni plus ni moins. De grandes perspectives s’offrent donc pour les deux pays car cette fois-ci la volonté politique existe aussi bien du côté de l’Élysée que d’El Mouradia.

 

 

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