Les temps sont durs à Annaba:
Il fait très chaud et pas d’eau : Que faut-il de plus !

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 D’habitude vers la fin octobre on respire mieux et on dispose de l’eau courante. Cette année il en est autrement. À qui la faute ? Car dans un tel cas il y a un responsable. Celui auquel on pense en premier c’est Dame nature et là on n’y peut rien mais il n’ya pas seulement celle-ci qui est en cause il y a aussi celui ou ceux qui a ont en charge la gestion de l’eau potable et sa distribution et là il y a problème.

On pense tout naturellement à l’ADE qui a été généreuse durant tout l’été en ne coupant que très rarement l’eau alors que la saison estivale s’annonçait caniculaire.  S’il faut ajouter le nombre de visiteurs en masse cet été venus à Annaba passer leurs vacances qui utilisaient de l’eau en abondance, non pour boire mais pour se laver, laissant souvent le robinet ouvert mais aussi les habitants de cette grande cité qui nettoyaient à grande eau et au quotidien leurs domiciles, leurs commerces et pour les nantis car il y en a plus que ce que l’on pense qui disposent dans leurs villas de piscines alors on a le compte d’un gaspillage dispendieux de cette eau qui à la longue a fini par faire baisser le niveau des barrages alors qu’une gestion parcimonieuse de la distribution au cours de cette période estivale aurait pu éviter ce qui fatalement devait se produire. Quand on a de l’eau 24/24 de l’eau durant trois mois chauds et une ville qui compte trois fois plus de résidents que d’ordinaire alors il n’y a pas à s’étonner de ce qui nous arrive aujourd’hui. Le mois d’octobre et probablement novembre les robinets seront à secs. Dans le meilleur des cas on distribuera de l’eau tous les cinq jours pour certains secteurs, d’autres patienteront et ne sauront pas quand les précieuses gouttelettes rempliront les jerricans. On accuse actuellement une pénurie qui risque de durer. En principe la station de dessalement d’eau de mer aurait dû fonctionner cet été mais elle a accusé du retard comme c’est souvent le cas ici dans ces wilayas d’El Tarf et d’Annaba où les personnels techniques souffrent d’une incompétence chronique à laquelle il faut ajouter une bureaucratie tenace des personnels administratifs. Avec un pouvoir d’achat en perpétuelle érosion à cause de l’inflation des prix à la consommation comment espérer une amélioration dans la vie de habitants d’Annaba lorsqu’en plus ceux-ci sont obligés d’acheter de l’eau minérale pour boire et dont le prix a augmenté et faire de même pour remplir des jerricans et des bidons d’eau distribuée par des camions citernes privés dont les propriétaires ont saisi l’occasion pour se faire le maximum d’argent sur le dos de citoyens qui arrivent à peine à joindre les deux bouts. Inflation des prix, pénurie persistante d’eau, chaleur suffocante ce sont autant d’ingrédients qui font que la vie à Annaba est devenue pénible pour ses habitants et ce n’est pas fini !

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