Il y a 68 ans les Algériens prirent la décision de chasser la France

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Le 1er novembre de l’année 1954 fêté par la population européenne comme le jour des morts appelé communément la Toussaint c’est surtout le déclenchement de l’insurrection d’un peuple spolié de sa terre, de son identité et de sa culture. Des hommes courageux éparpillés à travers tout le pays se sont jurés de sacrifier leurs vies pour combattre l’usurpateur. Ils déclenchèrent alors diverses opérations militaires avec des moyens subsidiaires pour signifier à l’occupant français que ce jour du 1er novembre est le commencement d’une révolution qui ne cessera que lorsque cet occupant comprendra qu’il ne doit plus rester sur cette terre qui n’a jamais été la sienne comme il l’a toujours prétendu. Durant sept années et demi un combat inégal opposait une des plus grandes puissances militaires de l’époque à des hommes et des femmes qui n’avaient pour seules armes que leur foi et leur courage, choses qui faisaient défaut à l’ennemi lequel au bout de quelques années s’est demandé pourquoi il combattait. C’était cette faille dans la cuirasse qui faisait la force de la révolution algérienne car ceux qui avaient pris la décision de combattre la France savaient bien qu’ils n’allaient pas la vaincre militairement comme cela a été le cas pour l’Indochine où la France avait été vaincue à plate couture par une armée soutenue par un puissant voisin la Chine de Mao. En Algérie ce n’était guère pareil, les moudjahidine ne disposaient que d’un faible appui militaire et ses deux voisins immédiats ne pouvaient les appuyer militairement étant eux aussi très faibles. Le combat tournait autour du sacrifice et du soutien diplomatique de l’étranger y compris parmi les alliés de la France. La torture généralisée, les exécutions sommaires, la ghettoïsation des populations de cette Algérie profonde et enfin ces grandes manifestations de tout un peuple en ce mois de décembre 1960 ont fini par apporter leurs fruits et cette France qui se proclamait patrie des droits de l’homme était vilipendée par une écrasante majorité des nations représentées à l’ONU. Devant de tels événements auxquels il faut ajouter une tentative de putsch contre celui qui avait été rappelé au pouvoir par cette population européenne qui croyait qu’il « l’avait comprise » l’issue devenait inéluctable car il n’y en avait aucune autre, celle de plier bagages et rendre ce pays aux siens.

 

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