Mila:
Grève des transporteurs privés

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Les transporteurs privés assurant les liaisons intercommunales et inter-wilayas sont entrés en grève à partir de ce lundi, 7 novembre. Après un débrayage partiel, lundi, ils ont radicalisé leur mouvement, ce mardi, en paralysant pratiquement toutes les dessertes. Ce mouvement de protestation vient en réaction à l’adoption, par les autorités, d’un nouveau plan de circulation après la mise en service de deux nouvelles gares routières dans la ville de Mila. Ce nouveau plan de circulation est loin de plaire aux opérateurs privés. S’agissant des revendications, elles sont très diverses. Certains revendiquent une baisse de la valeur des droits d’entrée dans les nouvelles gares, d’autres refusent de rejoindre ces nouvelles structures et d’autres encore ne veulent pas emprunter les nouveaux itinéraires routiers qui leur sont désignés. Pour les transporteurs assurant la liaison entre les communes du sud de la wilaya (Tadjenanet, Chelghoum Laid, Télaghma, Oued Athmania, Oued Seguen, Ain Mlouk) et la ville de Mila, leurs revendications portent essentiellement sur la baisse des droits d’entrer à la gare. Ces droits ont été fixés à 6 000 DA par mois par le gérant de la gare routière Bouarroudj, à l’est de la ville. La même revendication est brandie par les transporteurs des communes de l’ouest de la wilaya (Ferdjioua, Tassadane, Tiberguent, Rajas, Zeghaia, Bainan et autres) qui ont, désormais, leur point de chute à la gare routière Beldi. Les transporteurs exploitant des lignes inter-wilayas, à partir de la commune de Ferdjioua vers Constantine, ils revendiquent de pouvoir faire des crochets par les nouvelles gares. Ce que leur refusent les transporteurs propriétaires de lignes entre Mila et Constantine.  Pour les transporteurs assurant les liaisons entre Mila et les communes du nord de la Wilaya (Sidi Merouane, Grarem-Gouga, Hamala), ils refusent de travailler à partir des nouvelles gares routières. Ils veulent se partager l’ancienne gare avec les transporteurs des lignes urbaines. « Les lignes entre Sidi Merouane et Mila et entre Grarem-Gouga et Mila sont des lignes suburbaines. On veut être domicilié à l’ancienne gare, avec les transporteurs urbains. » En outre, ils refusent d’emprunter les nouveaux itinéraires : ceux-ci passent par les deux contournements du nord de la commune de Mila. Rappelons que le wali de la wilaya avait promis de régler, en trois mois, tous les problèmes que connaîtra la profession des transporteurs, suite à ce changement du plan de circulation. « Mettez-vous au travail et nous allons nous rencontrer à chaque fin de mois pour résoudre les problèmes que vous aurez connus. Je vous promets que tous les problèmes seront résolus au bout de trois mois », avait-il dit aux opérateurs qui l’avaient sollicité le jour de l’inauguration des deux gares routières.

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