Conditions d’incarcération:
Certaines prisons sont au top mais d’autres hélas !

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Il y a des inspections régulières qui sont faites par des ONG et surtout des commissions gouvernementales. Après le passage des concernés les conditions d’emprisonnement s’améliorent pour des dizaines de milliers d’incarcérés répartis à travers les établissements d’incarcération du pays, mais toutes les prisons ne sont pas logées à la même enseigne. Les vieux établissements, selon la plupart des témoignages offrent des conditions de détention exécrables.

Il existe encore des prisons qui datent du milieu du 19èmesiècle. Elles ont certes subi des réparations concernant les installations réservées à l’hygiène de vie mais les murs lézardés et fissurés des cellules et des salles communes où s’entasse la majorité de la population carcérale laissent filtrer une humidité nuisible à la santé des prisonniers. Si ce n’était que cela car la moisissure est omniprésente dans l’air confiné que les détenus respirent à longueur de journée et de la nuit. Il ne peut en être autrement car ces établissements datant de plus d’un siècle ont subi l’usure fatale du temps. Les responsables des prisons le savent et font souvent des rapports à la Chancellerie (ministère de la justice) concernant cette vétusté chronique que toutes les réparations faites jusqu’ici n’ont pu éradiquer. Pour les directions des établissements concernés la meilleure chose à faire est de fermer ces prisons anciennes et d’en construire d’autres plus adaptées à l’hygiène de vie où les détenus reçoivent un traitement digne et humain. Il se trouve que le budget consacré à l’amélioration des conditions d’incarcération reste insuffisant au regard de l’augmentation de la population carcérale. Malgré tous les efforts consentis par les gestionnaires des prisons ce problème de surpopulation complique considérablement le traitement des détenus qui se contentent seulement du minimum alors qu’en principe ils doivent être convenablement nourris, accéder à une fréquence normale à la propreté de leurs corps et dormir dans des lits et non comme c’est souvent le cas sur des matelas en éponge dont l’épaisseur est pelliculaire et sont semblables à ces paillasses d’antan. Malheureusement dans les vieux établissements datant de l’époque coloniale et qui existent toujours dans les grandes villes ou agglomération moyennes les conditions de vie des prisonniers est sujette à la précarité. Ces prisons avaient été conçues pour recevoir les prisonniers de droit commun de statut indigène. Ceux-ci ont droit à des salles communes où ils vivaient jusqu’à écoulement de leur période de détention. Cette proximité de centaines de prisonniers passant des heures entières de la journée allongés ou agenouillés les uns à côté des autres et ne bénéficiant que de deux heures de dégourdissement des jambes dans des cours exigües où ils ne peuvent même pas marcher convenablement existe encore et elle est amplifiée par l’arrivée au quotidien de nouveaux arrivants. La majorité de ces établissements qui ne doivent même plus exister est réservée aux détenus attendant leurs procès en première instance ou en appel. Cela peut durer des mois. Il faut imaginer la vie carcérale de ces détenus qui attendent de manger convenablement que lorsque leurs parents leur font parvenir quelque victuaille qui leur permette de tenir le coup pendant quinze jours qui consacrent l’espacement des visites car entre temps les repas qui leur sont servis sont tout simplement immangeables. Qu’il s’agisse du café servi au petit déjeuner et qui n’a en réalité que la couleur noire ou de cette soupe aux lentilles ou d’haricots nageant en surface et sans aucun ingrédient ce quotidien s’ajoutant à une oisiveté stressante donne le sentiment au détenu qu’il est en train d’être puni pour l’acte commis par lui et qui l’a amené en ce lieu. Alors qu’en principe et selon la règlementation pénitentiaire codifiée par la loi tout prisonnier en détention provisoire et dans l’attente du prononcement de son jugement doit bénéficier d’une attention empreinte de dignité et non pas être puni avant terme comme c’est le cas dans tous ces établissements de détention provisoire où on ne fait que parquer les détenus dans des conditions dont ils ne doivent pas être sujets. Que dire alors des parents de ces détenus qui sont obligés de dépenser toutes les deux semaines des sommes considérables pour apporter quelque soulagement à leurs enfants. Des sommes d’argent qu’ils économisent durement, sans compter l’envoi d’un mandat poste chaque semaine pour permettre à ces détenus d’acheter un gobelet de café digne de ce nom, un soda, des cigarettes ou du tabac à chiquer car ces produits sont interdits d’entrée en prison  Alors cette question se pose avec acuité : Quand de tels lieux d’incarcération disparaîtront-ils du paysage carcéral algérien et quand les remplaceront-on par des établissements modernes où la dignité du prisonnier deviendrait simplement humaine ?

 

 

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