Dommage pour le Qatar qui s’était préparé à cet événement depuis deux années et qui a démontré de quoi est capable un pays arabe aussi petit géographiquement soit–il. En effet le monde ne va pas bien mais alors pas du tout. Il y a une guerre, des guéguerres tout aussi meurtrières et le climat qui se réchauffe.
Décidément cela en fait trop pour qu’un tel événement mondial, lequel en temps normal tient le monde sportif à bout de souffle pendant presque un mois sauf que cette année n’et pas normale et cela gâche indéniablement le plaisir prodigué par des jours de détente. D’aucuns pensent que si cette coupe du monde avait eu lieu en été comme cela a toujours été le cas; il y aurait eu plus d’engouement. Ce n’est pas vrai car cet été que nous avons passé a été le pire de tous ceux que nous avions connu auparavant. Il y a cette guerre en Ukraine qui persiste depuis son déclenchement le 24 février dernier et durant la saison estivale elle retenait toute l’attention car elle a provoqué une crise alimentaire due à l’arrêt de l’approvisionnement du blé ukrainien dont beaucoup de pays africains et arabes en dépendaient. Il y a eu ensuite cette canicule persistante qui avait fait craindre le pire pour tous les agriculteurs du monde même ceux de l’hémisphère nord, jusqu’ici épargné. Il y a eu ensuite une série de catastrophes naturelles dues à la mousson en Inde et au Pakistan. Donc pour récapituler guerre, conflits régionaux, climat en surchauffe, méfiance accrue et désormais des grandes puissances entre elles ne font pas bon ménage pour penser un instant à cette coupe d monde de football. Il en sera malheureusement ainsi au cours des prochaines années. Ainsi ces jeux olympiques qui auront lieu à Paris en 2024 et qui sont déjà préparés avec faste connaitront eux aussi l’imprévisibilité car nul ne sait si cette guerre qui oppose la Russie et l’Ukraine ne fera pas dans le prolongement et si c’est le cas cette attention espérée qu’aura le monde pour ces JO tombera inexorablement et Paris connaitra le même sort que le Qatar. D’autant qu’en Afrique et particulièrement au Sahel la situation sécuritaire ne cesse d’empirer. Les coups d’Etats s’enchainent et les populations fuyant le terrorisme aujourd’hui bien implanté dans cette partie du continent africain essaieront par tous les moyens de rejoindre l’Europe au péril de leurs vies. Cette Europe qui ne veut plus d’eux mais qui est piégée dans ses principes de droit d’asile et de protection de personnes en danger. La France est particulièrement concernée et au cours de ces deux années qui la séparent de l’évènement mondial prévu en 2024, tous les principes de son universalisme prétendument affiché partira en vrille. Difficile alors de se prévaloir comme étant patrie des droits de l’homme alors qu’en réalité c’est tout le contraire qui se produit. Qu’en sera-t-il alors au moment de la célébration de ces JO quand des cargos remplis de migrants demanderont à la France de débarquer leurs cargaisons humaines dans un des ports français. Que feront alors les français en pleine célébration de ces JO que Paris voudraient grandioses et uniques en leur genre ? Refuseront –ils ce geste humanitaire ? ou bien accèderont –ils à cette exigence de protection de cargaisons humaines en rade et ayant besoin d’aide médicale et alimentaire en urgence ? Le dilemme de Paris où tout le monde sera braqué sur cette capitale sera terrible pour l’Elysée. L’ironie du sort car il y en a une c’est que de nombreux officiels en France, y compris le parti du président actuel avaient critiqué ouvertement l’organisation de la coupe du mode de football au Qatar et avaient même parlé d’un embargo de personnalités du pouvoir qui n’assisteront pas à l’ouverture. Ce qui est d’ailleurs vrai. D’ailleurs on se demande si, dans le cas hypothétique d’accession de l’équipe de France en finale, Emmanuel Macron y serait présent. S’il refusait de venir il se mettrait non seulement à dos le Qatar mais tous les pays arabes et même au-delà. En fait et pour résumer tous ces évènements mondiaux qui auront lieu à l’avenir ne ressembleront plus du tout à ce que le monde a connu. En réalité les émotions cesseront d’être ce qu’elles étaient et sans émotion ces évènements seront empreints de morosité.
