Le siège de l’APC de la commune d’Annaba était le théâtre d’une réunion de réconciliation ce Lundi, après que les chauffeurs de bus privés de la station Kouche Noureddine aient quitté la gare et se sont arrêtés au hasard, après une série de protestations lancées du Samedi au Lundi derniers par ces derniers, suite à la décision du P/APC de la wilaya d’Annaba, relative au transfert des lignes de transport privés vers certaines communes, et de les remplacer par les bus étatiques, ce qui a provoqué une certaine tension entre les deux parties. Le secrétaire général du bureau syndical des transporteurs de la wilaya d’Annaba M. Berkani Mohamed, nous a confirmé que la réunion tenue ce Lundi en présence des représentants des bus privés, du Directeur du transports, du directeur de la société TVE et le P/APC avait pour but d’étudier et de résoudre le problème existant au niveau de la station de bus Kouche Noureddine, afin de satisfaire les deux parties concernées par le conflit, à savoir les chauffeurs de bus privé et étatique. Une réunion qui a mené à un arrangement temporaire, où les bus de TVE et les bus privés vont travailler à tour de rôle. Par ailleurs, notre interlocuteur a ajouté que la semaine prochaine une seconde et dernière réunion aura lieu pour mettre un terme à ce problème définitivement.
À cet égard, il convient de mentionner que depuis longtemps la wilaya d’Annaba connait une anarchie totale en matière de transport public, surtout concernant les bus privés, qui sont devenus un moyen de locomotion dangereux, et cela est l’avis des citoyens. En effet, ce moyen de transport engendre plusieurs méfaits, tels que la pollution environnementale et sonore, le surnombre de personne qui rend le bus de traviole, le comportement irrespectueux de certains chauffeurs et receveur dénoncés à maintes reprises par les utilisateurs de bus, notamment les étudiants «certains chauffeurs de bus privés prennent tous les risques qu’une personne consciente ne fait pas. Ils conduisent avec un excès de vitesse, souvent sous l’effet des psychotropes, ils insultent les gens, ils mettent de la musique inappropriée, où on se sentait parfois dans une boite de nuit mobile. Mis à part cela, ils nous harcèlent », nous raconte une étudiante. En soulignant qu’elle préfère rentrer en prenant le bus étatique, où elle se sent plus en sécurité.
