L’économiste algérien, spécialiste des questions énergétiques a déclaré que les opportunités qui se présentent actuellement pour l’Algérie ne se renouvelleront sans doute pas. En ce sens il faut en profiter au maximum. C’est maintenant ou jamais, répète l’économiste. Pour lui il s’agit d’exploiter le maximum de ressources existantes et celles qui se profilent à l’horizon.
Pour Mourad Preure il ne s’agit pas seulement du pétrole et du gaz mais aussi de tous les minerais dont l’industrie mondiale a besoin, tels que le fer, le phosphate, et d’autres produits recensés récemment dans le pays et qui ont besoin d‘être exploités. C’est donc une course contre la montre car des occasions comme celles-ci ne se produisent que tous les trente ou quarante ans ou en cas de perturbation dans les rapports internationaux, comme c’est le cas présentement. Cet « alignement des étoiles en faveur de l’Algérie » comme le dit l’économiste a commencé dès le deuxième trimestre de cette année finissante. La guerre entre la Russie et l’Ukraine a été l’élément déclencheur mais pas spécialement car avant ce 24 février, date où a commencé le conflit les exportations de pétrole et de gaz avaient repris leur cadence d’avant la pandémie. L‘économie mondiale, se ressaisissant avait besoin de ces matières premières indispensables au redémarrage de leurs industries. L’OPEP ayant compris cela n’est pas tombé dans le piège de l’augmentation de la production d’hydrocarbures. L’organisation à laquelle s’est jointe la Russie depuis un certain temps a pris la décision de réguler le marché en maintenant les quotas d’avant la pandémie du covid. Immanquablement les prix ont augmenté mais sans pour autant déstabiliser les marchés. Les pays producteurs de pétrole même ceux qui ne font pas partie de l’OPEP ont suivi la démarche car ils en tiraient eux aussi des profits substantiels. Même les États –Unis qui sont de gros exportateurs de pétrole de schiste et de GNL n’ont pas voulu faire baisser leurs prix. Les grands perdants dans cette affaire sont l’Europe occidentale et les pays de l’Est qui faisaient partie de l’ex pacte de Varsovie. Les sanctions décidées par cette même partie du vieux continent contre la Russie n’ont fait qu’augmenter cette crise de l’énergie dont ces pays sanctionneurs souffrent. Alors ils n’avaient d’autre choix que de se tourner vers les pays du sud de la Méditerranée et des pays africains pour s’approvisionner en pétrole et en gaz. L’Algérie est la mieux placée en matière d’approvisionnement car les infrastructures qu’elle possède on ne les trouve nulle part ailleurs en Afrique. C’est désormais vers notre pays que des pays comme l’Italie et bientôt d‘autres pays européens se tournent car ils considèrent que l’Algérie a toujours respecté ses engagements même au plus fort de la décennie noire. De plus les récentes découvertes de gisements pétroliers et gaziers donnent à notre pays des garanties d’exportation dont elle ne croyait pas il y a quelques années. Comme nous l’avons dit plus haut l’Algérie a remis en exergue son potentiel minier considérable, longtemps négligé. L’acier mondial a besoin de minerai de fer et Gara Djebilet est considéré comme étant un des gisements les plus prometteurs au monde. Le phosphate aussi figure parmi les produits les plus demandés et il existe suffisamment de mines de ce produit dans e pays et particulièrement à Tébessa. C’est de cela ont l’économiste Preure parle mais il ajoute en spécifiant qu’il ne s’agit pas seulement d’exporter mais aussi de transformer tous les produits issus des mines et des hydrocarbures en les utilisant pour augmenter les capacités industrielles du pays mais aussi et surtout d’en exporter en produits finis car leur valeur ajoutée est formidable. 2023 sera donc l’année qui consacrera l’Algérie dans l’émergence car grâce à ses exportations cela lui permettra de se consacrer à des domaines qui la préserveront des incertitudes du mono produit.
