En raison de l’inexistence de son personnel:
La LADDH n’existe plus

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La ligue algérienne de défense des droits de l’homme a, selon une source digne de foi, été dissoute sur décision judiciaire. La raison donnée est que cette ligue est devenue une coquille vide car ses principaux dirigeants ont préféré s’installer en France et en Belgique où ils interviennent. Le personnel bénévole qui faisait partie de cette ligue n’ayant plus aucun moyen de financer leur activité n’exerce plus.

En fait la LADDH n’a jamais reçu l’agrément pour exercer son activité. Néanmoins l’État a fermé les yeux et laissé faire. Depuis le départ d’un de ses ténors, en l’occurrence le défunt Ali Yahia Abdenour les successeurs de ce dernier n’ont pas su ou pu reprendre l’exercice. Petit à petit cette ligue perdit de son influence auprès de la société. On lui reproche son financement provenant de l’étranger qui lui permettait d’exister à condition de critiquer sans relâche toutes les actions de l’État algérien. Le pire dans tout cela c’est que la LADDH transmettait régulièrement des rapports et des communiqués n’ayant aucun fondement. En général elle reprenait à son compte tout ce qui était communiqué par Amnesty international et Humann Right. Souvent c’est du mot à mot. L’État, toutefois, laissait faire sachant que la crédibilité de cette ligue était mal en point. En clair tous ceux qui jadis s’adressaient à elle ne lui faisaient plus confiance. D’ailleurs toutes les actions entreprises par cette ligue aboutissaient à l’échec. Au cours de procès où elle se constituait à chaque fois partie civile ses plaidoiries étaient déboutées par les tribunaux car les arguments qu’elle présentait ne reposaient sur rien de tangible. Finie donc l’époque où des personnalités marquantes de la vie politique du pays avaient fait de cette ligue une organisation qui faisait parler d’elle aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Une époque marquée par la tourmente de la décennie noire et des suites de celle–ci. Durant les vingt années d’exercice du pouvoir par le défunt président Bouteflika et de sa majorité dite présidentielle la LADDH nageait dans des eaux troubles où la compromission et des accords secrets conclus avec le clan du pouvoir lui permettait de gagner des points et influer sur des procès car la justice à l’époque obéissait au doigt et à l’œil au pouvoir. On arrivait à des solutions qui ne faisaient pas perdre la face à l’État tout en donnant un certain bénéfice aux actions de cette ligue. Au cours de la période de mécontentement populaire qui ouvrait pratiquement toute l’année 2019 la LADDH essaya sans succès de s’immiscer dans le mouvement Hirak mais en l’absence d’une structuration et d’organisation de ce mouvement ses actions échouèrent et elle resta en marge de la déferlante citoyenne qui animait les rues du pays. Après les élections présidentielles qui investirent Abdelmadjid Tebboune président de la république et le renouvellement des institutions sur de nouvelles bases inscrites en noir sur blanc dans la nouvelle constitution, la LADDH et ses dirigeants ont alors compris qu’une certaine complicité de l’État n’était plus tolérée. L’indépendance de la justice laissait aux magistrats toute latitude d’exercer leurs prérogatives sur la base du droit et d contenu des lois.  Les trois principaux dirigeants qui animaient cette ligue ont alors préféré s’installer en France et en Belgique où ils mènent un combat dont ils savent clairement qu’il est sans issue car une ligue des droits de l’homme qui se respecte doit vivre avec ceux dont elle est censée défendre les droits. Assurément pas à partir de l’étranger.

 

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