La presse italienne ne tarit pas d’éloges sur le partenariat d’exception récemment réaffirmé lors de la présidente du conseil des ministres d’Italie. Dans plusieurs éditoriaux des journaux les plus consultés est souligné la différence sensible existante entre la dernière visite de Georgia Melloni à Tripoli et celle qu’elle avait effectuée à Alger.
Il s’agit du gaz ou plus précisément de la fourniture par la Libye d’importantes quantités qui viendraient en complément de celles fournies par l’Algérie qui aurait fait de l’Italie un leader dans la distribution d’un surplus de gaz aux pays européens qui en ont le plus besoin. Bien que le contrat de cette fourniture ait été signé par la compagnie publique libyenne NOC et l’ENI Italienne, il a été aussitôt remis en question pour une question de procédure. La presse italienne dans son ensemble a fait état de son incompréhension et fait la parallèle entre les accords de distribution du gaz algérien et ceux conclus à Tripoli. Certains journaux vont encore plus loin dans leurs analyses en faisant état de la complexité politique qui existe en Libye depuis la chute de Kadhafi qui a rendu les gouvernements qui se sont succédés incapables de maitriser la situation interne qui existe dans ce pays où des milices appuyées par un système tribal omniprésent veulent avoir leur part du gâteau hydrocarbures. Pour les journalistes italiens il parait aujourd’hui pratiquement impossible d’appliquer des accords de fourniture de pétrole et de gaz à partir de la Libye sans passer par le consentement de ces multiples intermédiaires qui se font une guerre farouche pour s’approprier les meilleurs gains. Cet imbroglio libyen concerne d’ailleurs toutes les compagnies multinationales présentes sur le sol libyen. Faut –il ajouter souligne un éditorialiste de la presse italienne le différent inextricable qui existe entre la région ouest gouvernée par le gouvernement installé à Tripoli et la région est aux mains du maréchal Haftar et du parlement installé à Benghazi. Les deux parties déclarent leur légitimité sur l’appropriation des hydrocarbures. Donc logiquement il faut passer par elles. C’est pour ces multiples raisons que la presse italienne souligne l’importance des accords signés à Alger. Pour l’intégralité des journalistes qui écrivent sur le sujet l’Algérie est aujourd’hui le pays le plus stable du continent africain affichant une croissance économique qu’aucun des pays africains n’a atteint ou pu atteindre. De plus selon les experts mondiaux des hydrocarbures le pays possède encore des ressources aussi bien en gaz qu’en pétrole qui n’ont pas jusqu’ici été explorées mais qui sont en train de l’être démontrant ainsi des capacités d’approvisionnement encore vierges qui n’attendent qu’à être exploitées. Cette maitrise de l’énergie dont le monde a encore besoin fait de l’Algérie un pays où tous les regards convergent. Les multinationales sont de retour après une absence remarquée de plusieurs années. Selon un journaliste italien la puissante compagnie publique Sonatrach est en train de reprendre sa place qu’elle avait naguère qui faisait d’elle la 10 ème compagnie classée mondialement.
