Patrick Benguigui–Bruel n’a cessé de clamer sur son compte twitter sa nostalgie de retourner dans son pays natal et celui de ses ancêtres qui n’est autre que l’Algérie. Après l‘invitation qui lui a été faite par le ministère algérien de la culture, le célèbre chanteur français des années 80 et 90 a atterri à Oran,en compagnie de sa mère et s’est immédiatement rendu à Tlemcen, ville où il est né ainsi que tous ses parents et ancêtres. Issu de la communauté juive, une des plus importantes d’Algérie installée dans la capitale des Zianides depuis la Reconquista espagnole qui chassa les Maures et les juifs de la péninsule ibérique. Ce retour dans la ville qui l’a vu naître en 1959 représente pour Bruel le plus grand des réconforts et il a partagé une telle satisfaction avec sa mère âgée qui n’a pu retenir ses larmes empreintes de tristesse mais aussi de joie de revoir une partie de sa jeunesse et de sa vie se dérouler liant, passé et présent. Il décrit dans ses messages aussitôt transmis et lus par ses fans l’accueil extrêmement chaleureux de la population tlemcénienne et des personnes encore vivantes qui connaissaient ses parents y compris sa mère qui se souvenait de ces personnes. Après cette halte indispensable pleine de souvenirs l’acteur et chanteur rejoignit Oran où il déambula aux cotés de sa maman découvrant ainsi une ville très moderne, bien plus grande et plus attrayante qu’elle ne le fut pendant la colonisation. Patrick Bruel est saisi par le dynamisme et la croissance de la deuxième ville du pays. Pour lui il ne voit aucune différence entre les villes françaises d’aujourd’hui et les villes algériennes, preuve pour lui que l’indépendance du pays est une réussite. Il lui reste Alger et là aussi il sera sans doute émerveillé. La différence qui existe entre un autre célèbre chanteur natif de Constantine et ce chanteur né à Tlemcen c‘est que le premier a sauté un pas qu’il ne devait pas franchir celui de l’obtention de la nationalité israélienne rendant ainsi pratiquement impossible le retour dans le pays qui l’a vu naitre et grandir. Tout le contraire de Patrick Bruel qui resta français en n’oubliant pas ses racines algériennes, tout comme le défunt Roger Hanin qui est enterré selon son propre vœu au cimetière israélite de St Eugène à Alger.
