La rose rouge en plastique fait le tour de la ville: Annaba fête la femme

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Hier, 8 Mars, cette journée officialisée par les Nations unies en 1977, est prévue d’être l’occasion, de rappeler la lutte pour les droits des femmes qui ne sont toujours pas acquis, totalement !

Est-ce vrai ? En réalité aucune femme interrogée à ce propos n’a pu répondre à cette question, car chaque femme a son histoire et son propre combat, comme tout être humain et semble heureuse de ce qu’elle a accompli jusqu’à ce jour.

Voici quelques témoignages des femmes Annabies que le quotidien aujourd’hui partage avec vous, dont les avis divergent. « Oui, je suis une femme au foyer, avec un niveau terminal et j’ai trois enfants, deux filles et un garçon. J’ai choisi de ne pas refaire mon BAC et faire une formation de manucure, dans laquelle je suis vraiment douée. Franchement ! Je vais très bien dans mon quotidien », nous raconte N.

Pour sa part, A, trouve que toutes les femmes sont responsables de la situation, dans laquelle elles se retrouvent aujourd’hui. « Je suis professeure et je dis bien que la femme algérienne lui manque ses droits. Je vois cela tous les jours. On vit dans une société sexiste. Oui, je suis mariée et j’ai des enfants et mon mari me respecte fortement, mais pas les hommes de notre société, qui voit la femme en tant qu’objet qui peut être manipulé comme ils veulent ! Je n’ai jamais participé à ces pseudo fêtes de femme et je tiens à ne jamais participer, car celle ne fait rien que de rabaisser la femme au plus bas « , déclare A.

 » Je suis professeure, je suis médecin, je suis directrice, je suis chef de bureau, je suis avocate, je suis secrétaire, je suis chargée de communication, je suis journaliste, je suis technicienne de nettoiement, je suis architecte, je suis chef de service, je suis femme au foyer, je suis étudiante, je suis coiffeuse, je suis esthéticienne, …etc. »

Toutes ces réponses étaient obtenues dans la rue et les divers coins de la ville d’Annaba. Oui ! La femme Algérienne occupe presque tous les métiers et elles jouissent de tous les droits liés à cela, néanmoins dernière chaque porte, une histoire se cache. Cette histoire peut être bonne, comme mauvaise et certes que l’injustice existe dans nos relations avec notre environnement humain.

 » En effet, ce 8 Mars on peut et on a le droit en tant que femmes, de profiter de son existence, afin de diminuer cette injustice, néanmoins, la journée du 8 mars est parfois mal comprise, notamment par celles qui acceptent qu’on lui souhaitent une « joyeuse fête de la femme », avec une rose rouge ou une boîte de chocolats à la main, un parfum, des promotions dans les poses vernis, ou toutes autres choses de ce genre, en oubliant de remettre en cause la pertinence et le bien-fondé de cette journée, en assistant à des fêtes de chant et dance animées par un cheb quelconque! « , nous déclare Samira.

Oui ! Cette étouffante tradition a fait oublier à toutes les femmes la principale raison de cette journée.

À cet égard, il faut bien voir les choses clairement, la majorité des entreprises et des commerces au niveau de la wilaya d’Annaba parlent de « fête de la femme ». Avec, en prime, les sempiternelles opérations marketing et sexistes vantant des promotions de vernis à ongles, soins capillaires, une demi-journée de congé payé, des chocolats réservés aux femmes ou des fleurs en plastique. Par contre, cette journée a été créée tout simplement pour réaffirmer de la lutte pour les droits des femmes, s’ils en manquent et de rendre hommage aux combats, passés et présents de ces dernières…

Pour conclure, il faut bien préciser que ce sujet délicat crée chaque année des débats, des, pour et des, contre. Une normalité humaine qui prouve que chacun à sa propre histoire, sa propre lutte, ses propres problèmes et que la seule solution est de respecter ces avis qui divergent.

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