La nouvelle loi sur l’investissement a fait l’objet, ce jeudi 16 mars, d’une journée d’étude et de sensibilisation au campus universitaire Abdelhafid Boussouf de Mila. Des économistes, des investisseurs et des responsables de l’Agence Algérienne de Promotion d’Investissement (AAPI) ont pris part à la rencontre. L’économiste Kourtel Abdelhamid a passé en revue les facilitations apportées par la nouvelle législation sur les investissements, la qualifiant de révolutionnaire. « Depuis 1963, 16 lois sur l’investissement ont été adoptées. La loi 18-22 est la première dans l’histoire de l’Algérie à contenir des mesures répressives contre les personnes qui gêneraient la dynamique d’investissement. Et c’est aussi la première législation à contenir des facilités inédites en matière de foncier industriel, de financement et des exonérations douanières. » Le conférencier soutient que la nouvelle loi consacre la transparence dans l’octroi du foncier industriel, ainsi que les exonérations douanières pour l’importation d’équipements et d’outils de production industrielle. « L’État a créé une agence nationale du Foncier. Celle-ci recense tous les supports fonciers disponibles et les met à la disposition des investisseurs via sa plate-forme électronique. Tout se passe pratiquement dans la transparence. Il suffit au demandeur de foncier de créer un compte sur la plate-forme et de formuler sa demande pour être satisfait. On ne traite plus avec des personnels administratifs, à l’ère de l’Intelligence Artificielle ; mais avec un logiciel. » Et d’ajouter : « En cas d’insatisfaction, le postulant peut introduire un recours dans les deux mois qui suivent sa demande et l’Agence National du Foncier Industriel est tenue de lui répondre dans un délai de 30 jours. Le demandeur conserve le droit de recourir à la justice au cas où la réponse obtenue ne le satisferait pas » Il soulignera, d’autre part, que l’exonération douanière est totale pour toute opération d’importation de machines et d’outils de production. Kourtel précise que l’objectif finale de ces mesures est d’influer sur la facture des importations, consolider l’assise industrielle nationale et promouvoir les exportations hors hydrocarbures. « La facture des importations est tombée de 64 milliards de dollars US, il y a quelques années, à 34 milliards actuellement. C’est une prouesse, certes ; mais les ambitions sont plus grandes. » Pour sa part, Ahmed Barichi, représentant du Directeur Général de l’Agence Algérienne de Promotion de l’Investissement (AAPI) a souligné que le nouveau texte crée un climat d’affaires des plus favorable « La nouvelle approche est basée sur une législation souple. Elle garantit une sécurité et une liberté totales aux investisseurs. Cette sécurité et cette liberté sont assurée par l’institution de recours mise en place à la Présidence de la République. » Barichi a révélé que l’AAPI est placée sous l’autorité du Premier Ministre, ce qui représente un facteur supplémentaire de garantie et de sécurité. Approchée sur les lieux, Barboucha Samira, directrice du bureau de l’AAPI à Mila a indiqué, pour sa part, que désormais, le dépôt et l’étude des dossiers d’investissement se font en ligne exclusivement.