Exploitation des kiosques en bois à Mila: À vau-l’eau !

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Les kiosques en bois accordés à la population des chômeurs à Mila sont inexploités dans leur majorité. Le constat est d’autant plus alarmant si l’on sait que ces structures se dégradent, se désarticulent là où elles sont, sans qu’aucune partie n’intervienne pour les soustraire à leur triste. De l’argent jeté par les fenêtres au sens propre de l’expression ! Accordés à la population des chômeurs dans le cadre de l’emploi de jeune, la majorité de ces kiosques, qui ont coûté les yeux de la tête au trésor public, ne sont plus que des épaves, quand ils ne sont pas carrément réduits en cendre par les rodeurs ou effilochés par les aléas climatiques. En effet, dans le cadre des programmes d’emploi de jeunes, la wilaya de Mila a bénéficié, depuis quelques années, de 443 kiosques en bois. Mais ces locaux, destinés à l’activité commerciale, sont loin de remplir la fonction pour laquelle ils ont été créés. Sur leur nombre total de 443 unités à travers les 32 communes de la wilaya, seules 220 unités sont exploitées par les bénéficiaires ; soit donc moins de la moitié. Le reste, c’est-à-dire 223 kiosques, il est toujours fermé. Le dernier rapport rendu public par la Direction du Commerce et de la Promotion des exportations dresse un tableau des plus sombres de l’usage fait de ces structures dans certaines communes de la région. Allusion faite aux communes de Tassadane Haddada, d’Ain Mlouk, de Sidi Merouane et de Derrahi Bousselah. Ces quatre communes s’illustrent tristement par l’abandon pur et simple des dizaines de kiosques qui leur ont été accordés. Elles ont bénéficié d’un total de 94 kiosques ; mais aucun de ces kiosques n’est entré en service au grand dam de l’approche d’emploi de jeunes, développée localement. À titre d’illustration, dans la commune de Sidi Merouane, les 18 kiosques accordés aux chômeurs sont implantés, contre tout bon sens, dans un endroit isolé, dans la forêt de Médious, à une dizaine de kilomètres du village ! Aussi, ils ont été dévastés par les animaux et les bergers qui fréquentent ce bois. Pour ceux des communes de Tassadane Haddada (54 unités), Aine Mlouk (07 unités) et Derrahi Bousselah (15 unités), ils sont toujours debout, mais fermés ! Et le topo n’est guère meilleur ailleurs.  Dans la commune de Benyahia Abderrahmane, un seul kiosque de la dizaine accordée à la municipalité est fonctionnel. A Ferdjioua, 53 des 61 kiosques sont fermés. Bref, il n’y a que quatre communes qui ont réussi le pari de mettre en activité tous les kiosques qui leur ont été attribués. Il s’agit de Chelghoum Laid, de Rouached, de Tiberguent et de Tassala Lametaï. Aussi on est en droit de se demander pourquoi la population ciblée continue de bouder ces locaux au niveau des 28 communes restantes ?

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