Au deuxième jour des travaux de la 1 ère session de l’APW de l’année 2023, jeudi dernier, consacré aux questions diverses touchant le développement de la wilaya, le P/APW Redjam Boussaha a jeté un véritable pavé dans la mare, en demandant, solennellement, au wali de prendre des sanctions très sévères à l’encontre de l’actuel directeur de wilaya de la santé. En ce sens, il dira que « ce responsable est incompétent et pour preuve le taux de 8% de consommation des crédits. Aussi, c’est grâce au wali que le bloc opératoire de l’hôpital d’El Tarf a été rénové et réaménagé après l’incendie qui l’a touché, il y a deux années et également, c’est le wali, lui-même, qui a veillé à la réparation du scanner de l’Hôpital d’El Kala. Pire, ce directeur utilise un langage ordurier à l’encontre des femmes qui travaillent dans la direction de la santé ». Et d’ajouter avec hargne et rage « Mr le wali, vous êtes tenus de prendre des décisions très sévères à son encontre ». Une façon de demander, carrément et ouvertement, son départ.
Cette sentence a jeté un froid glacial dans la salle ou un calme religieux a pris le pas sur le brouhaha qui prévalait avant.
Le wali qui a répondu aux multiples questions des élus a éludé d’aborder la revendication du P/APW, préférant agir avec calme et pondération.
Élus et cadres présents ont indiqué avec stupéfaction, que ce coup de tonnerre dans le ciel calme du siège de la wilaya, sonne le glas du départ de l’actuel directeur de la santé qui a essuyé avant l’intervention du P/APW, un déluge de feu bien orchestré et nourri. Cette affaire qui défraye la chronique locale, renseigne sur d’autres intérêts qui restent occultes.