Appel des procès Sonatrach : Les accusés espèrent un verdict plus clément

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Les trois PDG du groupe public Sonatrach ainsi que trois ministres des gouvernements Sellal et Ouyahia comparaissent dans leur procès en appel introduit par leurs avocats. Pour rappel les principaux concernés ont été condamnés à une peine de vingt ans de prison ferme. Leurs défenseurs vont tout faire pour réduire une telle peine.

Après plusieurs mois de détention ces accusés se présentent devant la cour d’appel d’Alger. En fait c’est un autre procès qui aura lieu mais avec les mêmes chefs d’accusation. Cependant et selon le collectif d’avocats chargés de leur défense, le temps de la passion qui a présidé au cours de leur procès en première instance laisse aujourd’hui la place à un examen des faits plus serein et moins électrique. Les faits retenus contre les trois premiers responsables de la société nationale Sonatrach sont quand même d’une grande gravité. Il s’agit de conclusion de marchés frauduleux qui ont sévèrement touchés la trésorerie du groupe public à un moment où la société nationale traversait une période difficile due à la faiblesse de ses exportations en pétrole et en gaz. Ce qu’on considérait à l’époque comme un manque de prévoyance et une absence quasi-totale de prévisions visant le long terme était en réalité, selon l’accusation, une suite de tractations avec des filiales de compagnies pétrolières connues qui avaient versé des pots de vin à ces trois PDG. Les ministères de tutelle de l’époque couvraient de tes agissements. C’est pour cela que l’on retrouve sur le banc des accusés les ministres Zerguine et Meziane. Les plus concernés car ce sont eux qui occupaient leurs postes au cours de ce qu’on désignait à l’époque comme le scandale Sonatrach avec deux épisodes, Sonatrach 1 et Sonatrach 2 les nommés Chakib Khalil et Mohamed Bedjaoui se trouvant à l’étranger et ont donc été jugés par contumace. Ils le seront sans doute encore une fois au cours de ce procès en appel. Malgré les mandats d’arrêt internationaux dressés contre eux ils jouissent encore de leur liberté dans des pays qui n’ont pas signé d’accord d’extradition comme les États–Unis concernant Chakib Khalil où il se trouve actuellement. Mohamed Bedjaoui reste jusqu’à l’heure actuelle introuvable. Dans ce procès il n’y a pas seulement les affaires concernant le groupe public Sonatrach qui seront jugées il y a aussi l’affaire de l’autoroute Est–Ouest qui a fait couler beaucoup d’encre et dont les principaux acteurs dont l’ex ministre Amar Ghoul devra une fois de plus répondre aux accusations formulées contre lui par le ministère public. En ce qui concerne les trois PDG du groupe public il sera difficile pour leurs avocats de minimiser les faits qui leur sont reprochés. Des preuves accablantes existent contre eux et particulièrement pour l’un d’entre eux Abdelmoumène Ould Kaddour dont la fuite aux Émirats Unis signe l’éloquence de sa culpabilité. Toujours est–il la cour d’Alger écoutera tous les arguments émis  selon le droit et uniquement celui-ci, sans aucun esprit revanchard  et c’est sur cela que tablent les avocats de la défense des accusés pour pouvoir amener  les juges qui prononceront le verdict à une profondeur d’examen  en présentant toute une argumentation procédurière pouvant peut être convaincre cette cour d’appel sur une réduction des peines prononcées contre leurs accusés en première instance Ce n’est pas impossible car au vu des révisions de jugements antérieurs qui se sont manifestées depuis quelques mois  prononçant pour certains des accusés des abrogations de jugements et pour d’autres l’acquittement il y a de fortes chances que la peine de quelques accusés dans cette affaire Sonatrach et celle de l’autoroute Est –Ouest soit revue à la baisse . Pur d’autres à vrai dire les principaux il y a peu de chance que les juges fassent preuve de clémence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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