L’affaire du financement d’une chaine TV hostile: Saïd Bouteflika nie en bloc

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C’est par visioconférence que le frère cadet de feu le président de la république a pris la parole pour répondre aux questions du juge qui l’Interrogeait sur l’affaire dite des SMS. Depuis son lieu d’incarcération à la prison de Sid Echeikh (El Bayadh) l’accusé a nié en bloc tout ce qu’on lui reproche.

Dans ses réponses le frère cadet de l’ex président qui était son conseiller s’est senti offensé surtout quand le juge l’a interrogé sur un financement de la chaine TV de Hicham Aboud dont on soupçonne fortement qu’elle est en connivence avec l’organisation islamiste Rachad. Visiblement outré par une telle accusation, le concerné a répondu qu’il était ridicule de penser ne serait–ce qu’un seul instant qu’il existe un quelconque lien entre lui et un média qui n’a cessé de l’insulter et jeter l’opprobre sur lui et son défunt frère. La défense de l’accusé intervenant à son tour invoque le vice de procédure dans l’affaire dite des SMS et celle du financement d’une chaine télé qui ciblait constamment et avec une grande hostilité les frères Bouteflika. En fait les avocats qui défendent le frère cadet de l’ex président de la république ont marqué des points que la justice doit éclaircir pour déterminer avec conviction si le dossier de ces deux affaires n’a pas été bâclé. Sur ce point l’accusé ne ménage par le parquet à tel point qu’il frôle l’outrage à magistrat. Poussant son envolée lyrique l’ex conseiller de feu le président a déclaré qu’il fallait sauver l’Algérie d’un cancer qui ronge le pays. De quel cancer fait–il allusion ? Si on analyse sa déclaration c’est à la justice qu’il en veut. Est–ce qu’une telle intervention nuira-t-elle à l’accusé lors de la prononciation du verdict ? C’est aux avocats de la défense de calmer le jeu en essayant de minimiser des paroles incendiaires risquant de prolonger son séjour en prison. Y parviendra-t-elle ? Peut–être que oui peut-être que non ! Toujours est–il que les faits qui se sont déroulés remontent à quelques années et qu’aujourd’hui l’État à travers ses institutions, y compris l’appareil judiciaire veulent passer à autre chose. Cette page du passé est à présent tournée et le chef de l’État lui-même bien qu’il soit inflexible en ce qui concerne toute affaire de corruption a toujours su faire la part des choses. Il n’est pas question dans l’esprit du président actuel d’une quelconque revanche et il est prêt à pardonner à ceux à une certaine époque le raillaient. Ce n’est pas ce genre d’attitude ou de comportement qui fâcheront le président. En fait ce genre d’affaires concernant une équipe qui entourait l’ex chef de l’État n’est pas perçu comme de la trahison aux idéaux de novembre ou un acte antipatriotique mais seulement des tactiques élaborées en leur temps par des gens qui voulaient, coute que coute, rester au pouvoir. Le raz de marée populaire exprimé par le mouvement spontané « Hirak » mit fin à leur rêve. Aujourd’hui le pays est en train de bâtir son avenir sur de nouvelles bases et le passé n’a plus aucune incidence sur cet avenir. C’est en fin de compte ce qu’il faut retenir et guère plus.

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