Exportations hors hydrocarbure: Elles repartent à la hausse

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Les ports du centre et de l’ouest de l’Algérie enregistrent un taux jugé non négligeable d’exportation de produits non pétroliers et gaziers. Ces exportations repartent à la hausse après une brève période de stagnation. Ce sont surtout les ports d’Alger et de l’ouest et particulièrement celui de Mostaganem qui font embarquer des conteneurs destinés à des importateurs européens.

Dernièrement le ministre du commerce a déclaré que l’Algérie compte exporter vers l’étranger des produits hors hydrocarbures dont la valeur est estimée à 13 milliards de dollars à l’horizon 2030 le pays prévoit le doublement de la valeur monétaire actuelle. Comparativement à toute la période qui suivit l’indépendance et jusqu’en 2022 il s’agit là d’un véritable exploit. Cette situation on la doit à la politique du gouvernement dirigée par Aymen Benabderrahmane, lequel a reçu une totale approbation du chef de l’État, lequel dans son programme présidentiel insiste particulièrement sur la sortie de la dépendance aux hydrocarbures. Cette nouvelle orientation économique basée sur un fondement politique est fondée sur l’encouragement de tout exportateur de produits jusque-là vendus exclusivement dans le pays et qui étaient bloqués par des procédures bureaucratiques les empêchant d’être exportés hors du pays. Ce genre de pratique dont les principaux instigateurs étaient des importateurs qui prenaient peur que les produits qu’ils exportaient de l’étranger dont la plupart étaient produits localement et en suffisance puissent réduire la liste de leurs importations de l’étranger ce qui aurait eu pour effet de diminuer les profits faramineux qu’ils engrangeaient. La première mesure gouvernementale prise après l’exclusion de l’ancien régime politique a été de réduire de manière drastique les importations de produits considérés comme subsidiaires or ce sont de tels produits sur lesquels ces importateurs comptaient. Par subsidiaires on comptait notamment des produits que le pays produisait avec suffisance, enregistrant même un excédent. La seconde mesure plus décisive, celle-là a consisté à déverrouiller tous les blocages administratifs qui freinaient les exportations de produits vers l’étranger. Dans ce déverrouillage il y a cette possibilité pour l’exportation de faire des profits certes réglementés mais néanmoins suffisants. Ainsi les exportateurs potentiels peuvent désormais recevoir ne part des devises, ce qui n’était pas le cas auparavant où l’État prenait tout et ne laissait que la part convertible en dinars et on sait que le dinar a perdu de sa valeur depuis des années. Ce verrou sauté a donné cette impulsion très attendue à l’exportation. Plus que cela l’État permet aujourd’hui aux exportateurs nationaux d’ouvrir à l’étranger des bureaux de représentation qui permettent aux importateurs étrangers d’adresser leurs commandes sur place, sans passer par un tas de paperasse procédurière qui causerait un retard préjudiciable aux commandes faites à l’exportateur dont les bureaux sont situés en Algérie. Par ailleurs et avec l’expansion du numérique les importateurs de produits algériens peuvent par un simple clic faire leurs commandes auprès de leurs fournisseurs algériens. Le résultat de cette politique d’ouverture vers le monde de l’Algérie que l’on considérait comme un des pays les plus fermés au monde est aujourd’hui visible et c’est plus qu’encourageant. Jamais au grand jamais l’Algérie n’a exporté autant de produits hors hydrocarbures et la tendance persiste et même augmente chaque année. Cette politique d’encouragement prononcé de l’État à l’exportation est aussi motivée par le fait que l’ère des exportations des hydrocarbures considérés de plus en plus comme des énergies fossiles qui ont contribué très largement au dérèglement climatique touche à sa fin. Les énergies renouvelables sont en train de remplacer progressivement ces énergies fossiles lesquelles dans une trentaine d’années verront leur rente financière se réduire comme une peau de chagrin. C’est donc une course contre la montre pour l’Algérie qui jusque-là dépendait exclusivement de la rente pétrolière et gazière. Certes au cours de ces deux ou trois décennies qui nous attendent on doit pomper au maximum du pétrole et du gaz, surtout le gaz pour épaissir notre matelas de devises. Les exportations hors hydrocarbures prendront la relève. Le défi est à la hauteur des enjeux.

 

 

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