Les élus exhortés à faire de leur mieux

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Les autorités suprêmes du pays n’ont  cessé de demander aux présidents d’APC et d’APW et tous les élus des circonscriptions territoriales du pays de sortir de leur léthargie et de prendre des initiatives pour développer leurs territoires.

L’Etat veut que les communes du pays sortent de l’assistanat et mettent en place des synergies de croissance économique pour stimuler des activités pouvant apporter un plus à leur gestion qui a toujours reposé sur l’amélioration de l’acquis au lieu d’initier des créneaux qui deviendront progressivement des leviers sur lesquels émergeront des activités diverses nécessairement créatrices d’emplois et génératrices de fiscalités utiles pour leurs budgets. Se contenter d’attendre sans bouger n’est pas la solution attendue des idylles  et des présidents d’assemblées de wilayas, semble être une demande express de l’Etat. Indirectement cette exhortation s’adresse aussi aux walis chargés d’une mission de mettre en place des atouts de développement et de croissance dans les 48 wilayas du pays. En ce temps de vaches maigres où l’Etat ne peut faire que le minimum car contraint de réduire toutes les dépenses publiques pour équilibrer sa trésorerie les élus des territoires de la République doivent compenser et trouver les moyens de renflouer leurs caisses. Or la fiscalité qui repose uniquement sur la taxe d’habitation ne suffit pas du tout. Et où trouver des rentrées d’argent supplémentaires si les communes ne s’investissent pas dans un schéma de croissance économique susceptible de leur procurer cet argent qui servira à rééquilibrer leurs trésoreries et par là même devenir plus autonomes vis-à-vis d’un pourvoyeur qui les a toujours aidés au temps de l’opulence mais qui ne le peut plus à cause des restrictions budgétaires qu’il s’est imposé et qu’il est en train d’appliquer dans tous les domaines. Il est évident que les APC et les APW n’ont pas les moyens financiers pour créer des entreprises locales mais disposant d’assiettes foncières en nombre suffisant elles ont la possibilité de faire appel à des investisseurs privés pour concrétiser des projets précis sur leurs propres territoires. Il ne s’agit pas de multiplier des centres commerciaux dont le nombre a littéralement explosé et dont certains sont en difficultés financières. Il y a d’autres créneaux très intéressants à l’instar des énergies renouvelables. Il manque d’usines de fabrication de plaques photovoltaïques à l’échelle locale et de petites entreprises de production de mini centrales électriques pour produire de l’électricité localement.. Un tel créneau est aujourd’hui développé dans des pays comme le Sénégal et le Burkina Fasso. Avec des moyens rudimentaires et un maigre investissement ces deux pays africains alimentent aujourd’hui plusieurs villages éloignés des centres urbains. N’avons –nous pas les compétences nécessaires pour ce genre d’activités ? Evidemment que oui sauf que ceux qui peuvent investir dans ce genre d’activités prometteuses ne demandent qu’à être encouragés  et aidés à le faire et cela est du ressort des élus locaux. L‘autre activité dont le secteur privé est friand mais dont il ne trouve pas le répondant concerne le loisir. Nos communes sont devenues des cités dortoirs où dès le crépuscule elles se vident de leurs habitants forcés à se cantonner chez eux parce qu’il n’y a rien qui les pousserait à sortir en famille pour se délasser à part des fast Food réservés de surcroit à une clientèle routière. Il n’y a ni parcs équipés d’aires de jeux  ni d’endroits abrités où les gens habitant ces villages et agglomérations moyennes peuvent se rencontrer, tissant ainsi un lien social qui fait aujourd’hui de plus en plus défaut. Toutes ces activités, forcément économiques mais aussi sociales génèrent de la croissance et créent des emplois mais surtout elles peuvent apporter à la fiscalité locale cet argent dont elle a tant besoin pour cesser de dépendre une fois pour toutes de l’Etat.

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