C’est le premier ministre Aymen Benabderrahmane qui a représenté le président Tebboune lors de cette 32 ème session de la ligue arabe dont les travaux ont débuté ce 19 mai à Djeddah en présence du prince régent M.B.S dont son pays présidera ce sommet. Cette importante rencontre est placée sous le signe la consolidation des liens entre les pays arabes.
C’est d’ailleurs le discours qu’a fait le premier ministre algérien lors de sa prise de parole, intervention qu’il a lu au nom du président Tebboune, lequel insiste sur les acquis obtenus lors du sommet arabe d’Alger qui a pour la première fois donné un sens à la notion de monde arabe. Un monde qui partait en vrille, plus divisé que jamais et tenu en laisse par des puissances étrangères qui tiraient les ficelles, le rendant ainsi durant plusieurs années plus vulnérable et plus influençable que jamais. Au cours de ce sommet d’Alger que le président algérien avait pendant des mois préparé soigneusement et jusqu’au moindre détail l’ordre du jour en allant discuter de celui-ci avec des chefs d’Etats arabes, dont certains d’entre eux à l’instar de l’Emir du Qatar avaient de longue date tissé des liens d’amitié avec lui. Ces quelques jours du sommet d’Alger ont suffi pour donner et pour la première fois depuis des décennies un contenu différent que ceux des autres sommets connus surtout pour leurs discours creux et sans intérêts où la palabre au lieu des discussions sérieuses tenait la dragée haute. Indéniablement ce sommet de novembre 2022 avait de la cohérence. On évita surtout tous les sujets qui fâchent au profit de ceux qui ont un intérêt commun, celui des liens économiques et du renforcement des liens commerciaux dans un espace communs en était un. Tous les participants à ce sommet ont adhéré à un tel principe qui a toujours manqué dans les relations inter arabes. L’idée est algérienne. Elle est aujourd’hui, en grande partie, reprise par l’Arabie saoudite qui en a été séduite. Au cours de ce sommet de Djeddah qui est présidé par le prince régent Mohamed Ben Selmane des questions politiques liées principalement à la géopolitique actuelle étaient au centre des discussions. Tous les participants à ce sommet conviennent que le monde dans lequel ils vivent aujourd’hui n’est plus du tout ce qu’il était surtout après la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a éclaté bien des certitudes qui donnaient l’impression que le monde était divisé entre deux blocs, l’un représentant le «monde libre», l’autre celui des dictatures. Cette vision longtemps entretenue par les Etats–Unis et leurs vassaux européens et asiatiques ne tient plus la route et beaucoup de pays du monde ont compris qu’ils avaient été bernés et qu’ils ne veulent plus l’être. C’est le cas du monde arabe qui a enfin pris conscience qu’il n’a pas besoin de parapluie, ni américain, ni russe, ni chinois. Les affaires internes de la nation arabe doivent être traitées au sein de celle–ci. C’est l’idée maitresse de cette 32 ème session de la ligue arabe tout laisse à penser que c’est ce qui est d’autant plus que la Syrie réintègre en grande pompes la grande famille arabe.
