Relations diplomatiques entre l’Algérie et l’Espagne Aucune normalité possible sans révision de la décision Sanchez

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Tous les efforts tendant à faire revenir l’Algérie sur sa décision unilatérale de rompre toute relation diplomatique et politique avec l’Espagne sont restés vains et le seront ainsi tant que le gouvernement espagnol dirigé par Pedro Sanchez ne revient pas sur sa résolution très contestable de reconnaitre le fait accompli marocain sur une terre qui n’a jamais été la sienne et dont l’ONU et les instances internationales ne reconnaissent pas son annexion.

Pedro Sanchez a pris une décision fondée sur ses sentiments personnels. Il a toujours eu avec le roi du Maroc une complicité qui date bien avant sa nomination à la chefferie du gouvernement. Chef d’un parti de gauche modérée (Social démocrate) il  a réussi à faire gagner son parti aux dernières législatives et comme le veut l’usage institutionnel  il a été nommé par le Roi chef du gouvernement, exerçant ainsi le pouvoir exécutif espagnol. Dès sa prise de fonction il multiplia les contacts téléphoniques avec le souverain marocain. Bien qu’officiels et connus de tout le monde on sentait de la duplicité dans les rapports entre Mohamed VI et Pedro Sanchez . Certes au début de son mandat ce chef du gouvernent continuait à entretenir de bons rapports avec l’Algérie, pays avec lequel l’Espagne a toujours eu des relations économiques d’une intensité sans égale, dépassant de loin ses voisins européens du sud.  Pour rappel l’Algérie est le premier fournisseur de gaz naturel de la péninsule ibérique. La valeur de nos exportations de gaz vers ce pays se compte en milliards de dollars. Pour éviter tout déséquilibre de la balance commerciale espagnole l’Algérie avait alors intensifié ses importations de produits espagnols. Par ailleurs le climat d’affaires entre les deux pays ne cessait de prendre de l’extension surtout dans la région ouest de l’Algérie. Entre les rives espagnoles et algériennes il y avait une circulation dense et dynamique de chefs d’entreprises des deux pays. Des capitaux espagnols étaient prévus dans de projets d’investissements industriels et énergétiques particulièrement renouvelables. Ils devaient se concrétiser au cours de l’année en cours quand soudainement et avec une brusquerie que l’on n’imaginait pas, Pedro Sanchez  fit sa déclaration fracassante consistant à accepter de reconnaitre une autonomie provinciale  du Sahara occidental sous l’autorité marocaine. Ce qui revient tout simplement à reconnaitre une souveraineté du royaume marocain sur un territoire qui n’a jamais été reconnu comme étant le sien. Deux jours après le couperet algérien est tombé en décapitant toute relation diplomatique avec l’Espagne, rendant responsable cette unilatéralité de la décision d’Alger le chef du gouvernement espagnol en personne, tout en indiquant que L’Algérie continuât et continuera d’honorer ses engagements économiques contractés et en cours. Dans une intervention à El Jazzera le président Tebboune interrogé sur les perspectives d’un réchauffement politique ente l’Espagne et l’Algérie , le chef de l’Etat algérien  a tenu à préciser que l’Algérie a un profond respect pour l’Espagne éternelle, son roi et ses institutions et que ce n’est pas envers elle que l’Algérie en veut mais à un chef de gouvernement qui a préféré privilégier ses sentiments personnels au détriment de relations durables avec un pays qui n’a jamais  failli à ses engagements  tenus .

 

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