En prévision de la visite de Tebboune en France: Xavier Driencourt s’attaque à l’accord de 1968

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Dans une récente interview accordée à l’hebdomadaire «Le Point» l’ex ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt s’en prend encore une fois à l’Algérie. Cette fois–ci il  dénonce l’accord migratoire de1968 qui réglemente l’émigration algérienne en France qu’il estime favorisant excessivement les Algériens par rapport aux autres émigrés.

Driencourt a une dent contre l’Algérie et il en fait part à chacune de ses interventions. Dans son livre intitulé «L’énigme algérienne» son hostilité envers le pouvoir politique algérien éclate au grand jour. Son séjour en Algérie l’a foncièrement déplu et quand il a quitté Alger pour Paris il  cracha sa haine contre un pays qui, pourtant l’a traité avec tous les égards dus à son poste bien qu’il  lui est souvent arrivé de s’égarer en s’immisçant dans les affaires internes du pays dont il était l’hôte.  «El Mouradia»  et le Palais du gouvernement laissaient faire mais il arriva un moment où ç’en était trop et l’Elysée comprit que Xavier Driencourt devait quitter Alger au plus vite car s’il continuait à agir de la sorte il aurait provoqué un incident diplomatique, un de trop car la liste était longue entre Alger et Paris depuis l’arrivée au pouvoir de Valéry Giscard d’Estaing qui lui aussi ne portait pas au cœur notre pays, lui préférant nettement le Maroc où son amitié avec le défunt roi Hassan deux avait jeté une ombre puissante sur les relations algéro-françaises. Après son départ d’Alger l’ex ambassadeur continuait malgré tout à jeter de l’huile sur le feu, critiquant sans ménagement les autorités du pays, les institutions et particulièrement l’armée. C’était de la pure hystérie causée par une haine maladive dont on ne connait toujours pas la cause profonde car Xavier Driencourt n’a jamais entretenu de lien d’aucune sorte avec l’extrême droite ou les nostalgiques de l’l’Algérie française. L’ex diplomate s’en prend aujourd’hui à l’accord de 1968 qui définissait les conditions d’entrée et de séjour de l’émigration algérienne, très sollicitée en cette époque par la France dont la guerre d’Algérie  avait mis son économie nationale à plat . Le général de Gaulle  prit alors la résolution d’investir et de développer intensément  les infrastructures, l’industrie lourde et de transformation et  bien sur le bâtiment. Pendant trente ans l’émigration algérienne était la bienvenue sur le sol français et un accord qualifié d’historique a défini d’une manière les quotas d’entrée, les conditions de séjour, le droit de prolonger celui-ci et celui de faire venir sa famille en France. Cet accord   a contribué à faire de la France  une puissance économique durant tente ans. On qualifia cette période «les trente glorieuses». Aujourd’hui Xavier Driencourt pense que c’est le moment de se débarrasser de cette émigration qui, selon lui, est trop privilégiée par rapport aux autres courants migratoires. Le moment qu’il choisit pour jeter ce pavé dans la mare n’est pas anodin. Au contraire il a été choisi par lui pour parasiter la prochaine visite présidentielle d’Abdelmadjid Tebboune en France. Etant de droite dite républicaine, l’ex ambassadeur veut entrainer sa famille politique dans ce créneau de l’émigration au moment où un projet de loi concernant celle–ci sera présenté à l’assemblée national  au cours des prochains jours. Remettre en cause l’accord de 1968  a toujours été un vœu exprimé par une frange droitière de ce qui reste du parti  gaulliste devenu les «Républicains»  sauf que le dossier en question s’il est débattu risque de remettre totalement en cause les relations entre la France et l’Algérie ce que ne veut manifestement pas l’actuel président français qui a tout fait pour que cette relation, non seulement ne disparaisse pas mais qu’elle continue dans le temps avec une amélioration constante.

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